Collaboration spéciale Los territorios (Les territoires) sera diffusé une dernière fois dimanche à 17 h 30 au Cinéma du Parc, avec sous-titres en anglais, dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

Cette semaine, Métro craque pour Los territorios aux RIDM, le conte écologique Lucie et la libellule, L’Atlas des animaux, Mes premières chansons québécoises, Harry Potter – A History of Magic, J’aime Hydro et A Modern Man aux RIDM.

1. Los territorios aux RIDM

Faites-vous partie de ceux qui, jeunes, apprenaient les capitales du monde par cœur? Mauritanie? Nouakchott. Bolivie? La Paz. Kiribati? Hmm… Ç’a été l’enfance de l’Argentin Iván Granovsky, fils de journaliste aux affaires internationales. Cinéaste aux projets non aboutis, le trentenaire se lance dans l’idée de couvrir, sur le terrain, les conflits géopolitiques – ce que son père, se rend-il compte, n’a jamais eu l’occasion de faire. Los territorios (Les territoires) va vous surprendre par son style. Granovsky se met en scène, s’improvise reporter amateur, se fait dire qu’il est un mauvais intervieweur, s’amourache, ne répond pas aux courriels de sa maman – bailleresse des voyages de son fils. Entre quelques séquences drôles, on aborde, par morceaux, le conflit israélo-palestinien et la question basque, notamment. Attention, docu déroutant. (Baptiste Barbe)

2. Le conte écologique Lucie et la libellule
Sans jamais adopter un ton moralisateur, Lucie Papineau, l’auteure de la série Léon le raton, met cette fois sa prose au service de la planète. Cet album touchant, poétique et joliment illustré grâce aux aquarelles de Caroline Hamel, rappelle que tous les petits gestes comptent pour soigner la terre malade. En librairie, aux éditions Auzou. (Jessica Dostie)

3. L’Atlas des animaux
Vous avez le goût de sensibiliser vos enfants aux enjeux environnementaux et vous ne savez pas par où commencer? Pourquoi ne pas leur parler d’animaux mignons qui peuplent notre planète? L’Atlas des animaux de Larousse est un outil pédagogique passionnant conçu par le zoologiste et docteur Nick Crumpton et magnifiquement illustré par Gaia Bordicchia. On y classe les animaux par continent en y ajoutant des petites capsules instructives sur des phénomènes environnementaux, des concepts divers, des informations insolites, etc. (Rachelle McDuff)

4. Mes premières chansons québécoises

Qui eût cru qu’un livre sonore pour enfants, fait de chansons traditionnelles québécoises, pourrait améliorer les compétences musicales d’un enfant de six ans qui ne fera jamais La voix Junior! «Ma préférée, c’est la chanson des anniversaires Gens du péri (sic)», confie Anaïs, 5 ans 3/4, chroniqueuse aux affaires enfantines chez Métro. On a été convaincu des vertus de ce livre sonore quand cette dernière a essayé de tenir la note comme Claude Dubois dans le Blues du businessman. Fiou, enfin débarrassé de Despacito! En librairie, aux éditions Gründ. (Mathias Marchal)

5. Harry Potter – A History of Magic

Parce qu’on ne peut pas tous se déplacer à Londres pour voir l’exposition Harry Potter – A History of Magic, mais qu’on veut quand même tout savoir sur les potions, la lecture des feuilles de thé et les animaux magiques, voici le livre qu’il faut se procurer. L’impressionnant bouquin de près de 300 pages répertorie les véritables références utilisées dans la saga Harry Potter à travers des artefacts de la collection de la British Library de Londres. Le tout est accompagné de manuscrits originaux de JK Rowling ainsi que des dessins préliminaires des personnages emblématiques de la saga. Un livre que les fans du sorcier voudront absolument avoir dans leur collection. (Avec Noël qui approche… en tout cas.) En librairie, aux éditions Bloomsbury.  (Virginie Landry)

6. J’aime Hydro
Christine Beaulieu a réussi un tour de force en donnant envie à plusieurs milliers de Québécois de s’asseoir dans une salle pendant plus de trois heures pour entendre parler d’Hydro-Québec, d’électricité, de barrages et de kilowattheures. Elle a tellement réussi que J’aime Hydro a été publié chez Atelier 10 pour tous ceux qui, comme moi, ont (beaucoup) entendu parler de cette audacieuse pièce de théâtre documentaire sans avoir eu la chance de la voir. Incarnant la citoyenne type, la comédienne explore les complexes méandres de cette société d’État qui a longtemps été un symbole de fierté pour les Québécois. Une œuvre essentielle, le fun à lire, sur une question qui mérite qu’on s’y attarde. (Audrey Lavoie)

7. A Modern Man aux RIDM

Mocassins pas de bas, chemise blanche, chevelure impec, le violonniste britannique Charlie Siem magasine une Porsche. Il arrête son choix sur la couleur. Orange. Discret. En sortant du détaillant, il roule sur ses souliers qui, oui, ont des roulettes. D’ailleurs, tout semble rouler pour lui. Argent, talent, beauté. Et pourtant. Sous la façade de Superman (c’est lui qui se décrit ainsi en réceptionnant son colis de vitamines et de probiotiques), on perçoit un certain mal-être, une certaine tristesse. Et une profonde solitude. Dans ce documentaire aussi beau qu’une pub Armani dans laquelle joue Charlie, la documentariste danoise Eva Mulvad présente cet homme qui même en tournée dans les pays les plus excitants et éloignés, reste dans sa chambre, tel un Bill Murray dans Lost in Translation. Toujours seul. Toujours captivant. Demain à 15 h 15 au Cinéma du Parc.  (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

Le retour trop hâtif des chansons de Noël

«Do they know it’s Christmas time at all?» Le savent-ils que c’est Noël du tout? Loin de nous l’idée de minimiser l’importance de cet hymne à visée humanitaire composé par Bob Geldof et Midge Ure en 1984. N’empêche, en l’entendant cette semaine à l’épicerie, lors d’une tranquille balade dans l’allée trois, au rayon des soupes, il nous a été difficile de réprimer la bouillante (bouillon) envie de chanter : «Non, ils ne le savent pas, car ce n’est pas Christmas time AT ALL.» Nous le savons, nous nous répétons. Mais un jour peut-être décrétera-t-on un embargo sur les ritournelles des Fêtes avant le 1er décembre. Comme Louis-José Houde, qui «Préfère novembre», nous le préférons (le mois, pas l’humoriste) sans chansons de flocons. (Natalia Wysocka)

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