John Wilson Mark Hamill dans The Last Jedi. Le film prend l'affiche le 15 décembre.

Après deux ans d’attente, le deuxième volet de la troisième trilogie Star Wars, The Last Jedi, prendra l’affiche la semaine prochaine. Si les détails sur le contenu de l’épisode VIII sont peu nombreux, on sait au moins que le plus célèbre héros de la saga, Luke Skywalker, y reprend du service.

Mark Hamill : le Jedi modeste
Pour les fans de Star Wars, Mark Hamill n’est pas seulement Luke Skywalker, il est l’un des plus grands héros de l’histoire du cinéma.

L’histoire de cet adolescent qui quitte l’aride planète Tatooine pour devenir le sauveur de la galaxie fascine encore des générations de cinéphiles. À la veille de la sortie du deuxième épisode de la dernière trilogie Star Wars, Métro a eu la chance de s’asseoir avec le célèbre acteur afin d’en apprendre plus sur son retour dans la saga et son nouveau rôle au sein de celle-ci.

Après avoir alimenté le mystère durant tout le film, Hamill n’est apparu qu’à la toute fin de The Force Awakens (Le Réveil de la force) pour une brève (mais ô combien intense!) scène finale. S’il assure que son rôle est deux fois plus long que dans l’épisode VII, le comédien de 66 ans précise qu’il n’est pas le protagoniste principal dans The Last Jedi (Les Derniers Jedi). Son rôle s’apparente plus à celui «qu’a tenu Sir Alec Guiness (Obi Wan Kenobi) dans la trilogie originale», même si le réalisateur et scénariste Rian Johnson a mentionné que Luke Skywalker serait «la pièce maîtresse» de son film.

«Je ne me suis jamais attendu à revenir dans la série. Nous avions tourné un début, un milieu et une fin. Tout est bien qui finit bien. Tous les conflits étaient résolus, a-t-il expliqué. Nous avions l’impression que les épisodes VII, VIII et IX seraient ancrés dans un futur si lointain que les personnages originaux ne seraient pas impliqués. Lorsque nous avons réalisé qu’ils nous voulaient, ce fut un mélange d’excitation et de pure terreur.»

«Je ne me suis jamais attendu à revenir dans la série.» Mark Hamill, qui croyait avoir remisé pour de bon son sabre laser après la sortie de Return of the Jedi (Le Retour du Jedi) en 1983.

Sa plus grande peur était de décevoir. Hamill avait donc mis comme condition à sa réapparition le retour de son vieil ami Harrison Ford. «C’était comme reformer un groupe de musique : si tous les musiciens ne sont pas de retour, ce n’est pas une vraie réunion.»

À sa grande surprise, Ford a accepté, ce qui l’a grandement motivé. «Si tout le monde avait été de retour et que j’avais dit non, les fans m’auraient détesté», a-t-il lancé.

Même s’il a été de la trilogie originale et qu’il fait partie de la saga depuis ses débuts, Mark Hamill ne croit pas qu’il a quelque chose à apprendre aux membres plus jeunes de la distribution. Avec des noms comme Oscar Isaac, Domhall Gleeson, Andy Serkis, Gwendolin Christie, Benicio del Toro et Laura Dern, il considère humblement «qu’ils n’ont pas besoin de mes conseils; c’est plutôt moi qui aurais besoin de leur aide». Daisy Ridley (Rey) est peut-être l’actrice qui lui ressemble le plus à ses débuts.

Pour les deux, Star Wars représente leur première grande production à l’écran.

À une époque où les divulgâcheurs abondent sur le web, les studios font le maximum pour protéger leurs films avant leur sortie. Dans ce contexte, difficile pour les acteurs de faire la promotion de leur film lorsqu’on ne peut donner aucun détail sur la production.

«C’est très difficile avec ces films. Aujourd’hui, tout le monde est sous pression pour qu’il n’y ait pas de fuite.»

Hamill a le recul nécessaire pour comparer les époques. Il se souvient notamment du tournage de l’une des plus grandes surprises de l’histoire du cinéma : lorsque Darth Vader a révélé à Luke qu’il était son père, dans The Empire Strikes Back (L’empire contre-attaque).

«La réplique, dans le script original, était : «Tu ne connais pas la vérité, Obi-Wan a tué ton père!» Ce n’était qu’une ruse pour garder le secret. Il y avait tellement de figurants qui auraient pu vendre le punch.»

À l’époque d’internet, Mark Hamill entend se servir de Twitter pour demander aux spectateurs de l’épisode VIII «de garder le mystère pour eux».

Rian Johnson : le présent et le futur de Star Wars

Même s’il n’a pas le CV le plus impressionnant, le réalisateur et scénariste de la nouvelle mouture de Star Wars, Rian Johnson, a déjà fait montre de son talent à plusieurs occasions.

Il a su diriger avec brio des projets majeurs comme Looper, film d’action futuriste mettant en vedette Joseph Gordon-Levitt et Bruce Willis, et des épisodes de sériés télé primées, comme Breaking Bad.

Selon lui, son travail dans Les Derniers Jedi consistait avant tout «à prendre les nouveaux personnages et à les amener à un niveau supérieur. Il fallait les mettre au défi, les placer dans des situations difficiles et voir comment ils allaient réagir.»

Le ton du film s’annonce plutôt sombre. «Il y aurait beaucoup de noirceur, mais aussi beaucoup d’émotion. Il était important pour moi d’ajouter de l’humour pour équilibrer le tout», a mentionné le cinéaste de 43 ans.

Si chaque journée de tournage a représenté pour lui un grand moment de joie, son plus grand bonheur fut de pouvoir filmer à l’intérieur du Faucon Millenium, le vaisseau spatial le plus célèbre de la saga. «Ce vaisseau est directement lié à notre amour pour Star Wars

Que ce soit pour se protéger de la pluie avec l’équipe technique ou prendre tranquillement son café le matin avant le début du tournage, le Faucon Millenium a été un refuge particulièrement apprécié.

«Pour moi, ce fut un boulot de rêve», a-t-il résumé en évoquant son passage derrière la caméra lors de l’épisode VIII.

Pour immortaliser son expérience, Johnson a multiplié les photos de tournage. Il les montre parfois au public, comme lors du D23 Expo, le plus important rassemblement au monde de fanatiques de Disney, la maison de production de Star Wars.

«J’étais la seule personne sur le plateau à pouvoir prendre des photos à sa guise. Mais la plupart révèlent des éléments importants du film. Je ne pourrai pas les montrer avant l’année prochaine, a-t-il admis. On travaille sur quelque chose de gros pour pouvoir les diffuser auprès d’un large public. Ce pourrait être un livre ou une exposition.»

Les futures contributions de Rian Johnson à l’univers Star Wars ne se borneront toutefois pas à une exposition ou à un livre de photos. On a appris récemment qu’une nouvelle trilogie était en développement et que Johnson sera à la barre du premier épisode.

«C’est très excitant, sachant que nous allons explorer des zones nouvelles. Nous n’avons aucune idée où cela va nous mener», a-t-il déclaré. Tout ce qu’on sait pour l’instant, c’est que la famille Skywalker n’en fera pas partie. Il faudra attendre la sortie de l’épisode IX, en 2019, pour en savoir plus.

Le nouvel opus de la saga Star Wars prendra l’affiche au Québec le vendredi 15 décembre.

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