Universal Pictures International Daniel Day-Lewis et Vicky Krieps dans The Phantom Thread présentement en salle.

Cette semaine, Métro craque pour The Phantom Thread, Riley le chien, Paul Auster, Massicotte, Kali Uchis et Tyler, Aujourd’hui l’histoire et The Good Place.

1. The Phantom Thread

Le dernier-né de Paul Thomas Anderson (There Will be Blood) est un véritable chef-d’œuvre cinématographie – et on pèse nos mots. L’histoire racontée est celle de Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), grand couturier londonien des années 1950. Vieux garçon malcommode et perfectionniste, il vit dans une harmonieuse routine avec sa sœur Cyrille (Lesley Manville). Jusqu’au jour où il tombe sous le charme d’Alma (Vicky Krieps). Peu à peu, entre le couturier et sa muse s’installe un rapport de force toxique. Day-Lewis, qui a annoncé qu’il s’agira – quel dommage! – de son dernier film est – comme toujours – absolument époustouflant dans ce rôle. Quant aux décors, aux tissus, aux robes, ils sont impeccablement confectionnés et assument chacun un rôle essentiel. La bande sonore de Jonny Greenwood (Radiohead) habille élégamment l’ensemble. Tout dans The Phantom Thread a été soigneusement cousu pour que chaque image défile avec volupté. Rien de surprenant, donc, qu’il soit six fois en nomination aux Oscars. (Anicée lejeune)

2. Riley le chien

Le nouvel employé du musée des beaux-arts de Boston n’a pas été embauché pour ses oreilles tombantes ou son flair artistique, mais plutôt pour l’odorat légendaire des Weimaraner. Sa mission? Protéger les collections… des insectes nuisibles, qui pourraient gruger ou détruire les canevas et les tissus. Riley, premier chien de garde de l’art, signalera aux conservateurs du musée la présence de vermine dans les acquisitions pour que celles-ci soient traitées et évitera ainsi des dommages culturels irréparables. (Carine Touma)

3. 4321, de Paul Auster

Aveu: je n’avais encore jamais lu de Paul Auster. Son dernier roman m’a cependant renversée. C’est toute une brique (plus de 1 000 pages!), mais je l’ai dévorée en quelques jours tellement son récit m’a fascinée. Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il serait arrivé si vous aviez pris à gauche plutôt qu’à droite? C’est exactement le thème qu’exploite 4321 (Leméac), où le hasard et ses conséquences donnent quatre directions à la vie du personnage principal. Ainsi, la naissance du même Archibald Isaac Ferguson, le 3 mars 1947 au New Jersey, donne lieu à quatre destins totalement différents. (Jessica Dostie)

4. Aux chutes Niagara, de Massicotte

Au croisement de Bleu Jeans Bleu et d’Émile Bilodeau, on trouve Massicotte, auteur-compositeur-interprète sans prénom, mais avec une bonne dose d’humour. Dans ce troisième album, le barbu chanteur nous plonge dans son univers à la fois naïf et pince-sans-rire, le tout enrobé d’une musique folk-western très efficace.  À écouter en priorité : la chanson-titre, très accrocheuse, et la touchante Mon cœur de foin. Lancement demain, à 20 h, au Quai des Brumes. Entrée gratuite. (Benoit Valois-Nadeau)

5. Kali Uchis et Tyler

On a droit à du nouveau de la Colombo-Américaine Kali Uchis, du rapper Tyler, de The Creator et du membre du groupe disco Earth, Wind et Fire Bootsy Collins, qui ont publié hier le single After the Storm, une chanson funk, tout à la fois aérienne, nostalgique et entraînante. Un vidéoclip réalisé par Nadia Lee Cohen, connue pour sa maîtrise des codes esthétiques des années 1950 et 1960, met en valeur la structure musicale d’After the Storm dans le pop art kitsch de l’Amérique consumériste. Kali Uchis doit sortir un album, Fool’s Paradise, cette année. (Alexis Boulianne)

6. Aujourd’hui l’histoire

L’émission d’histoire de la Première Chaîne de Radio-Canada célèbre cette semaine son 500e épisode, et l’occasion est belle de souligner le bon travail de sa petite équipe. Depuis bientôt trois ans, Jacques Beauchamp raconte avec passion les petits et grands événements du passé, des Black Panthers à Picasso, en passant par la Bataille des plaines d’Abraham. En 23 minutes, l’animateur et son invité parviennent à traiter d’un sujet en profondeur, tout en le rendant intéressant pour les néophytes, notamment grâce à l’excellente utilisation des archives de Radio-Canada. Du lundi au vendredi à 20 h sur Ici Radio-Canada Première et en baladodiffusion. (Benoit Valois-Nadeau)

7. The Good Place

Ce petit bijou d’émission frappe dans le mille. Kristen Bell (Bad Moms) joue Eleanor, qui se réveille dans un village idyllique que Ted Danson (Cheers, Bored to Death), l’architecte de l’endroit, présente comme le lieu où vont les bonnes personnes après leur mort. Mais ce ne serait pas si drôle si c’était si simple. Il y a eu erreur sur la personne, car Eleanor ne semble pas avoir mérité une place au paradis. The Good Place, créé par Michael Schur (The Office, Parks and Recreation et Brooklyn Nine-Nine) propose à chaque épisode un condensé de ce qui fait les meilleures comédies. Il y a, bien sûr, les blagues coup sur coup, mais surtout des personnages tridimensionnels, des dialogues intelligents, des décors imaginatifs et beaucoup de cœur. Saison 1 sur Netflix, saison 2 le jeudi à 20 h 30 à Global. (Carine Touma)

Et on se désole pour…

Perdre du poids en mangeant du gras

Sorte d’hybride entre le livre de recettes et le magazine, le plus récent titre des éditions Pratico-Pratiques alterne les textes informatifs et les recettes (en tout, on en présente une soixantaine). Le problème, ce n’est pas tant les menus proposés que la prémisse même du livre, qui vante carrément l’alimentation cétogène comme un régime idéal pour perdre du poids. Même si on y a ajouté un avertissement en petits caractères («le présent livre [ne saurait remplacer les conseils de votre médecin]…»), on ne peut pas s’empêcher de frémir d’horreur quand ce genre d’ouvrage à saveur sensationnaliste atterrit sur nos bureaux. (Métro)

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