Marc Etienne Mongrain/Collaboration spéciale Le groupe a pu composer l’album à coups de 3 ou 4 jours d’enregistrement à la fois.

Le groupe de stoner rock psychédélique Galaxie repart la machine de guerre avec Super Lynx Deluxe, un an et demi après la tournée effrénée de Zulu. L’énergique album est dans la veine de l’opus précédent, surfant sur la même vague scélérate de guitares lourdes et de rythmes endiablés.

Olivier Langevin a peut-être créé un monstre. «J’ai l’impression que c’est une personne à côté de moi, Galaxie, maintenant», raconte-t-il. Le chanteur et guitariste a, au fil des albums, inventé un univers nocturne de fête et d’extase. Un monde surréaliste de sang et d’amour, où Jésus côtoie Picasso sur un plancher de danse au milieu des flammes; un monde qui vit maintenant en dehors de son créateur. «Le lexique de Galaxie dure depuis des années, le band est rendu comme un personnage», ajoute-t-il.

Juste un personnage, donc? «Moi, j’ai jamais fêté!» blague Olivier Langevin avant d’éclater d’un grand rire franc. «C’est sûr qu’un show de Galaxie, c’est un party, mais le reste de la semaine je suis avec ma fille. Le réalisateur du film Freddy, c’est pas Freddy, ajoute-t-il à titre d’exemple. C’est un monde qui s’exprime à travers des petits moments de la vie».

Avec ses drums profonds, la distorsion dans le tapis, les sonorités électroniques débridées et la voix éthérée d’Olivier Langevin accompagnée de celle de Fred Fortin, Galaxie a tout pour plaire à ceux qui veulent passer une soirée de fou. Si Tigre et Diesel (2011) se démarquait par l’apport de la musique électronique et que Zulu (2015) amenait une énergie électrisante, Super Lynx Deluxe est une synthèse qui ne garde que le meilleur.

Une chanson détonne toutefois dans le lot par sa douceur et son calme: MDMA. Elle arrive à la 17e minute d’un album qui en compte une trentaine. Pleine de lumière, planante, MDMA, c’est «un après-midi magique, entre amis, où t’as l’impression que tout est possible», d’après son auteur. «Il y a beaucoup, beaucoup d’amour» sourit-il. Dans cet album survolté, MDMA fait l’effet d’une pause. «Elle est arrivée à la fin de la production, et ça s’est bien intégré au disque», se remémore le musicien. Olivier Langevin, accompagné de ses «vieux amis» Fred Fortin, Pierre Fortin, François Lafontaine, Jonathan Bigras et Karine Pion, a pris soin d’alimenter son personnage tout de suite après la tournée de Zulu, en 2016.

«D’habitude, on fait des trucs chacun de son bord, mais là, on a décidé de recommencer plus rapidement à enregistrer [Super Lynx Deluxe] pour pas perdre le beat de live. J’ai l’impression que ça s’entend sur l’album; on a vraiment gardé des effluves de la tournée de Zulu», raconte le leader de Galaxie.

L’album est disponible à partir d’aujourd’hui. Le band entamera sa tournée le 30 mars à Lavaltrie, puis se rendra à la mythique Taverne de Saint-Casimir avant de se produire à Montréal au MTELUS, le 14 juin, dans le cadre des FrancoFolies.

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