AP Justin Timberlake.

Musique. Pour sa troisième prestation à la mi-temps du Super Bowl, un record, Justin Timberlake a joué la carte de l’efficacité, exécutant ses classiques l’un après l’autre et se tenant loin de tout accident vestimentaire, dimanche soir à Minneapolis.

Quatorze ans après sa fameuse incartade en compagnie de Janet Jackson (le Nipplegate, ça vous dit quelque chose?), Timberlake s’est assuré de livrer la marchandise sans trop choquer l’Amérique, exécutant à la perfection une performance chorégraphiée au centimètre près.

Le tout a débuté non pas au milieu du domicile des Vikings du Minnesota mais sur une petite scène à l’intérieur de ses murs. Baigné de lasers et entouré de téléphones cellulaires, Justin a entamé la soirée en douceur, interprétant Filthy, tirée de son nouvel album à saveur électro country, Man of the Woods.

Il n’a cependant pas fallu beaucoup de temps avant que l’artiste de 37 ans ne se dirige vers la grande scène, fendant la foule composée de jolies demoiselles avant de faire son entrée triomphale dans le grand stade sur l’air contagieux de Rock Your Body.

Démontrant à nouveau ses indéniables talents de danseur, Timberlake a poursuivi son tour de chant avec la lascive SexyBack, appuyé par les musiciens de son groupe The Tennessee Kids, avant d’enchaîner avec My Love. Justin en a alors profité pour se mettre à l’aise et enlever son coat à franges que n’aurait pas renié Jon Bon Jovi, époque Wanted Dead or Alive.

Respectant le thème de son dernier album, le chanteur de Memphis était effectivement vêtu à la mode «rural chic», chemise imprimée wapiti et foulard rouge autour du cou. Après les chandails de loups, les chemises de caribous? Quoi qu’il en soit, le tout était dessiné par la réputée designer Stella McCartney.

L’ancien membre de ‘N Sync (désolé de vous rappeler cet épisode) a ensuite livré la toujours touchante Cry Me A River. Sans s’arrêter une seule seconde, il a enfilé un veston et est retourné au niveau du terrain pour interpréter, fanfare à l’appui, son grand succès Suit & Tie.

Même pas essoufflé, il s’est installé seul au piano pour rendre hommage à Prince avec une interprétation sentie de I Would Die 4 You, alors que des images de l’enfant chéri de Minneapolis, où se tenait le match, étaient projetées sur un immense drap blanc. Très réussi.

(Pour l’anecdote, Prince avait lui-même offert une des performances les plus marquantes de l’histoire du Super Bowl en 2007 sous la pluie pourpre de Miami.)

La rumeur d’une apparition sous forme d’hologramme du prince de la pop s’est donc (heureusement?) avérée infondée. Pendant quelques instants, le U.S. Bank Stadium et le quartier environnant de Minneapolis ont pris la couleur pourpre, le temps de faire apparaître le fameux symbole en forme de croix du chanteur disparu en avril 2016.

Timberlake est retourné puiser dans son répertoire pour la suite. Sur une scène de cristal, il a lancé Mirrors, entouré d’une dizaine de danseurs portant ce qui ressemblait drôlement à des bouts de miroir.

Pour terminer en beauté, le chanteur est remonté dans la foule pour entonner la joyeuse Can’t Stop the Feeling!. Au passage, il en a profité pour prendre un égoportait en compagnie d’un jeune fan comblé (et visiblement quelque peu dépassé par les événements).

Au final, Timberlake a réussi une performance impeccable, sans bavures et diablement efficace, même si on aurait quand même apprécié un certain clin d’œil à Janet Jackson, qui après tout a encaissé durement les conséquences du Nipplegate, voyant sa carrière péricliter alors que celle de l’ancien membre de ‘N Sync n’en a à peu près pas souffert. Peut-être la prochaine fois?

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