Cette semaine, Métro craque pour le film Black Panther, le livre Hôtel Lonely Hearts de Heather O’Neill, la prestation d’Alexandre Goyette dans la pièce Le chemin des passes dangereuses, le nouvel imprimé Séguin d’Eve Gravel, ainsi que les albums Mon herbier du monde entier,  Cro Man – L’histoire du film et Underage Remix EP

1. Black Panther
Sans vouloir alimenter la guerre qui oppose les films (plutôt meh) de DC à ceux (franchement mieux imaginés) de Marvel depuis des années, on peut considérer Black Panther comme un des meilleurs films produits par le studio des Avengers jusqu’ici. Laissez-vous transporter au Wakanda, un pays africain «traditionnel» en surface, qui cache une ressource miraculeuse aux propriétés futuro-technologiques presque infinies, le vibranium. Ryan Coogler (Creed) réalise ici un film bien ficelé qui fait réfléchir et qui prend son temps sans ennuyer, loin de là. La distribution, à majorité noire, est sans faute. Le jeu subtil de Chadwick Boseman cadre à merveille avec le personnage de souverain et protecteur de Wakanda, T’Challa, alias Black Panther. Et celui, plus intense, de Michael B. Jordan correspond parfaitement à son personnage d’Erik Killmonger. Présentement à l’affiche. (Carine Touma)

2. Mon herbier du monde entier
Le duo Ponctuation présente aujourd’hui Mon herbier du monde entier, un travail stimulant, psychédélique, hard rock, rétro, tout le kit. Ponctuation, enfin, développe des arrangements musicaux plus complexes que sur ses précédentes offrandes. Des effluves de Brian Jonestown Massacre sont perceptibles, sans qu’il s’agisse pour autant d’un pastiche. Mon herbier… est un des albums de rock québécois les plus excitants des dernières années. La formation sera sur scène le 1er mars à la Sala Rosa et le lendemain au Pantoum, à Québec. (Alexis Boulianne)

3. Cro Man – L’histoire du film
On aime quand les enfants peuvent faire le lien entre les films qu’ils aiment et les livres (et ainsi discuter littérature avec eux). Cet album reprend l’histoire du long métrage d’animation Cro Man, actuellement à l’affiche, dans son intégralité. On y retrouve les mêmes personnages hauts en couleur : Doug, son porc de compagnie et même l’affreux Noz, le méchant de service. Voilà l’album parfait pour donner le goût de lire aux lecteurs débutants après une sortie au cinéma en famille! Aux éditions du Seuil. (Jessica Dostie)

4. Le nouvel imprimé Séguin d’Eve Gravel
Pour le printemps, les créateurs de mode québécois, qui présentent peu à peu leurs collections ces jours-ci, ont été fort inspirés. Mention spéciale à celle d’Eve Gravel, qui met notamment en vedette un imprimé abstrait (lignes et taches de rouge et de rose beige sur fond crème) en hommage aux œuvres d’un artiste d’ici, Marc Séguin. La designer montréalaise a utilisé ce tissu pour confectionner des hauts et des robes, en harmonie avec la palette qui habille le reste de la collection, composée de pièces ocre, blush, bleu ciel, crème et noires. (Jessica Dostie)

5. Le Couleur et son Underage Remix EP
Ils sont cool, Le Couleur. Et ils ont toujours de bonnes idées. Comme cet EP de remixes paru chez Lisbon Lux Records. Un EP qui se concentre sur une seule chanson, la leur. Underage donc. Qui se fait entendre ici en six versions. La première? Celle remaniée par le groupe électro-pop montréalais lui-même, en compagnie de l’ex-Stills Tim Fletcher. Puis, la pièce est resservie et revisitée par quatre artistes. À savoir Bleu Toucan, Rocky, In Flagranti et French 79. En conclusion, on a droit à la version originale. Original, oui. (Natalia Wysocka)

6. Hôtel Lonely Hearts
Voilà une grande et belle histoire d’amour. De celles qui font rêver, même si le contexte – la Grande Dépression – n’est pas nécessairement des plus romantiques. Ce qui frappe dans l’écriture de la Montréalaise Heather O’Neill, c’est sa capacité à donner vie à ses personnages dans une prose sensible. Crédit aussi à sa traductrice, l’auteure Dominique Fortier, pour la version française de ce roman déjà récompensé du prix Paragraphe Hugh MacLennan. «Les flocons de neige tombaient, atterrissaient sur leurs nez, leurs lèvres, fondaient, les rendraient plus rouges. […] C’est ainsi qu’ils firent, à treize ans, le vœu de se marier.» En librairie aux éditions Alto. (Jessica Dostie)

7. Alexandre Goyette dans Le chemin des passes dangereuses
Alexandre Goyette est l’un des meilleurs comédiens québécois, et on en a encore la preuve dans Le chemin des passes dangereuses. Même s’il n’arrive qu’à la moitié de la représentation, Goyette parvient presque à lui seul à faire oublier une mise en scène bancale (des effets de lumière pour souligner un punch, vraiment?) et à insuffler une âme au texte de Michel Marc Bouchard. Son Victor amène une bonne dose de sensibilité et de poésie qui manque en première partie à ses collègues Maxime Denommée et Félix-Antoine Duval, desservis par un texte qui a parfois mal vieilli. Heureusement, King Alex est là pour sauver la mise. Au Théâtre Jean-Duceppe jusqu’au 24 mars (Benoit Valois-Nadeau)

Et on se désole pour…

La fin des JO
Si certains ont – on n’en doute pas – déjà hâte au retour du train-train télévisuel («Rendez-nous notre District 31 à 19h plutôt qu’à 18h30!»), nous, on s’ennuie déjà des envolées lyriques et des «RÉUSSI!» d’Alain Goldberg à 20h au patinage artistique, des sauts «chicken salad» et «double cork» à 22h, d’un match de curling à  h du matin et d’une médaille canadienne avant 6h en courte piste. À quelques jours de la fin des Jeux de Pyeongchang, on sent le stress post-olympique poindre et on pense déjà (un peu) aux prochains JO, à Tokyo, puis à Beijing. Ce décalage horaire-là ne nous fait plus peur. Et pour ceux qui veulent prolonger un peu le plaisir, les Paralympiques débutent le 8 mars. (Baptiste Barbe)

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