Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Vendou, San James et Moby.

Plus Doux que Die

Vendou
Doux or Die

Note: •••½

 

Le rappeur montréalais Vendou a lancé un très bon premier EP solo, Doux or Die, en février. La musique du Rosemontois, membre de L’Amalgame notamment, est montréalaise à 100 %, et c’est une bonne nouvelle qu’on puisse le reconnaître. La production, d’abord, est exceptionnelle. Des rythmes profonds et «cotonnés» (sur Doux et DSY) créent une ambiance flottante qui passe très bien, des beat plus old school (Piscine Love) ajoutent du corps au EP, alors que les Indigo et Meson sont plus dans l’air du temps. Les paroles de Vendou sont manifestement le fruit d’expériences amoureuses douloureuses et sont parfois un peu naïves, mais on le lui pardonne. Les bons coups sont nombreux sur Doux or Die, et Vendou ne se prend pas pour un autre, ce qui aurait été peu crédible de toute façon. – Alexis Boulianne

Showcase

San James
Bridges

Note: •••½

 

Après No One Changes Overnight, un premier EP paru en 2016, où la voix chaleureuse de San James était à l’avant-plan, Marilyse Senécal de son vrai nom démontre sa versatilité sur Bridges. Individuellement, chaque morceau est excellent mais, pris dans son ensemble, l’EP nous donne l’impression d’écouter un démo destiné aux producteurs et aux labels. On est d’abord séduit par l’épurée et excellente White Walls, puis les synthétiseurs viennent s’imposer sur One Hundred Faces, sur laquelle San James canalise l’Emily Haines en elle. Entre les plus douces Stay Still et Henry, s’immisce la purement pop Danger is no Friend of Mine. Franchement, on ne sait plus trop où donner de la tête pendant l’écoute. Le lancement officiel aura lieu le 13 mars au Verre Bouteille. – Carine Touma

Déprimant

Moby
Everything Was Beautiful, and Nothing Hurt

Note: ••½

 

On l’avait un peu oublié depuis le succès fulgurant de Play et 18, au début des années 2000, mais Moby est encore là. Everything Was Beautiful, and Nothing Hurt est en fait son troisième album en quatre ans. Avec des titres comme The Tired and The Hurt, Like a Motherless Child et Welcome To The Hard Times, on en déduit que le pauvre Moby n’a pas le moral au beau fixe. Sa musique aux accents trip hop très nineties, quoique bien réalisée, n’est pas très réjouissante non plus. Sur la plupart des pièces de l’album, il récite de sa voix monocorde des textes évoquant un monde post-apocalyptique, le tout sur une instrumentation sombre et inquiétante. Seules les deux dernières pièces de l’album, The Wild Darkness et A Dark Storm Is Coming, apportent un peu de lumière. À écouter si vous vous sentez un jour trop heureux. – Benoit Valois-Nadeau

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