Getty Images Anya Taylor-Joy et Olivia Cooke

Olivia Cooke et Anya Taylor-Joy racontent leur rôle dans Thoroughbreds et expliquent pourquoi le meilleur moment pour ne pas jouer les bonnes filles, c’est maintenant.

Thoroughbreds (Pur-sang) est un délectable thriller comique qui parvient autant à séduire qu’à secouer. Mais afin de parvenir à passer du charme au bouleversement de cette façon, il fallait que les rôles-titres soient tenus à la perfection.

Heureusement, le réalisateur et scénariste Cory Finley a pu compter sur Anya Taylor-Joy (vue dans le film de sorcières The Witch) et Olivia Cooke (vue dans la comédie dramatique Me And Earl And The Dying Girl). Heureusement, dit-on, car il s’agit de deux des jeunes actrices les plus encensées à Hollywood. Des actrices capables d’endosser des rôles uniques, délicieusement sombres et méchants.

Olivia, 24 ans, et Anya, 21 ans, expliquent à Métro pourquoi lesdits rôles leur ont tant plu.

Qu’est-ce qui vous a le plus captivées dans Thoroughbreds?
Anya Taylor-Joy: Je crois que, pour nous deux, ç’a été les dialogues. Ils étaient très glauques et très vilains, mais d’une façon extrêmement intelligente. La relation très intense entre deux femmes, qui ne sont pas très sympathiques au premier abord mais auxquelles on finit par s’attacher, a aussi joué pour beaucoup.
Olivia Cooke: En tant que jeunes femmes, on se fait souvent offrir de jouer les innocentes ingénues, les gentilles, les trop fines. Alors qu’ici, c’était tellement démoniaque! Nous avons toutes les deux adoré.

Pensez-vous que l’engourdissement ressenti par ces jeunes femmes représente un trait de caractère répandu en ce moment?
Olivia Cooke: Je pense que nous en sommes de plus en plus conscientes. Nous faisons attention à nos émotions, à ce qui nous rend mal à l’aise, nous nous analysons davantage. Ça fait partie de notre génération. Autrefois, mon héroïne aurait été qualifiée d’excentrique. Aujourd’hui, nous comprenons que son comportement pourrait être causé par un mal-être psychologique.

«Ce qui est chouette avec les films indépendants, c’est que toute l’équipe, vraiment toute, met la main à la pâte. Tout le monde travaille de concert pour atteindre un seul et même but.» – Anya Taylor-Joy, actrice

Abordez-vous les œuvres indépendantes comme celle-ci de la même façon que les films à grand déploiement?
Anya Taylor-Joy: Non, je ne pense pas. Après tout, le principe est le même. Nous nous glissons dans la peau de quelqu’un d’autre et nous racontons une histoire. C’est tout. Peu importe le nombre de spectateurs qui verront notre performance au final.
Olivia Cooke: Moi, je dirais que ce qui est différent, c’est la confiance. Avec les films indépendants, il y en a beaucoup plus. Quand on travaille sur une superproduction, chacun est confiné à son département. La fluidité fait défaut.

On le sait, beaucoup d’événements ont bouleversé Hollywood ces derniers mois. Comment ces transformations ont-elles affecté la façon dont vous percevez vos personnages?
Anya Taylor-Joy: Je pense qu’en tant qu’actrices, il vaut mieux de ne pas trop intellectualiser et décortiquer un rôle. Ça nuit à la magie. Quand on aime son personnage et qu’on souhaite raconter son histoire, il faut se concentrer sur le lien qu’on ressent avec lui, c’est tout. Mais pour répondre à votre question, je suis ravie d’être liée à un film qui porte un message si progressiste, porté par deux femmes complexes et très sombres.
Olivia Cooke: Je crois qu’il est important de ne pas plaquer un message politique sur ce film au seul vu des récents événements. Mais je suis la première à affirmer que c’est une époque de prise de parole et de pouvoir extraordinaire pour les femmes!

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