Radio-Canada Virginie Fortin et Évelyne Brochu, les deux sœurs complices de Trop.

Après une première saison qui a séduit le public et la critique, la deuxième année de Trop ne déçoit guère les attentes.

Beau succès que celui de Trop, de Marie-Andrée Labbé, qui a fait son plein d’adeptes l’année dernière. Cette série à la fois drôle et touchante a souvent été qualifiée de coup de cœur et les quatre premiers épisodes de la deuxième saison qui ont été présentés à la presse réchauffaient allègrement en cette période de regain hivernal.

On avait quitté les sœurs Desbiens alors qu’Anaïs (Virginie Fortin) annonçait à son entourage qu’elle était bipolaire. Quelques mois plus tard, elle est toujours installée chez Isabelle (Evelyne Brochu), et les frangines tentent de s’émanciper de leur condition respective, la première en vivant avec – ou malgré – ses médicaments, la seconde en s’affirmant davantage.

Encore une fois, c’est le duo en présence qui fait toute la différence. Le jeu désinvolte de Fortin se marie aisément à la performance plus solaire de Brochu. Maintenant que les personnages sont bien campés, on peut y aller à fond dans l’absurde (notamment lorsque Anaïs se prend pour une licorne) tout en distillant une émotion latente. La scène la plus émouvante est certainement lorsque Isabelle confie que «la personne que j’aime le plus au monde, c’est ma petite sœur bipolaire».

Dotée de la même énergie que l’offrande précédente tout en étant un peu plus ludique, la nouvelle saison met en lumière les nuances de la faune qui gravite autour du tandem, qu’il s’agisse des crises de nerfs des futurs parents Manuela (Alice Pascual) et Samir (Mehdi Bousaidan), de l’attachement insoupçonné de Romain (Pierre-Yves Cardinal) ou des tentative d’Antoine (Éric Bruneau) d’oublier son ex. Plaisir garanti.

C’est la continuité de la vie, dans le même esprit, mais ce qui arrive aux personnages n’a rien à voir avec la première saison. – Marie-Andrée Labbé, auteure, à propos des joies et des peines des personnages de la deuxième saison de Trop.

Tout ça sans compter l’apparition de nouveaux personnages souvent délirants. On n’a pas pu découvrir ceux incarnés par Germain Houde, Macha Limonchik ou Marc Béland, mais Élyse Marquis incarne une psy beaucoup trop attentionnée, tandis que François Létourneau risque de se faire haïr en cette période de #MoiAussi.

Louise Archambault et Chloé Robichaud se partagent à nouveau la réalisation des 13 épisodes, dont les deux premiers seront disponibles gratuitement, à compter de jeudi, sur ICI Tou.tv.

Ah, la trentaine…

Dans cette deuxième saison de Trop, presque tous les personnages se cherchent et semblent plus confus que jamais. «C’est probablement parce que je me cherchais moi aussi, avoue en souriant l’auteure Marie-Andrée Labbé. Souvent, on écrit ce qu’on vit. Beaucoup de gens se cherchent autour de moi. C’est la trentaine. Ce que j’aime dans la trentaine, c’est qu’il y a une couple d’affaires qui sont réglées. Des fois, on se fait accroire qu’on sait qui on est, et la vie nous apprend que, finalement, on en a encore à apprendre.»

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