Jonathan Olley /Lucasfilm Ltd.

Le contrebandier Han Solo s’est finalement vu accorder toute l’attention qu’il mérite dans Solo: A Star Wars Story (Solo: Une histoire de Star Wars). Le récit des origines de l’audacieux pilote du Faucon Millenium, improbable allié de la rébellion contre l’Empire, fait désormais partie de la légendaire série en tant que film dérivé. L’histoire d’Han Solo, campée une dizaine d’années avant Star Wars IV: un nouvel espoir, est un ajout qui s’imbrique bien dans la saga et qui réussira à plaire aux fans, d’ailleurs difficiles à satisfaire, tout en restant divertissant pour les non-initiés.

Le jeune Han

La lourde tâche de personnifier Han Solo, qu’on a toujours associé au charismatique Harrison Ford, est revenue au jeune acteur américain Alden Ehrenreich, qu’on a notamment vu dans Hail, Caesar! des frères Cohen.

Mission accomplie pour Ehrenreich: son sourire mesquin et l’étincelle dans ses yeux, alors qu’il passe en hyperespace aux commandes d’un certain vaisseau spatial très connu, y sont pour quelque chose.

Ce qui aurait pu s’avérer un obstacle insurmontable pour le film s’est finalement transformé en vent de fraîcheur, puisque le jeune Han de Ehrenreich, optimiste et persuadé d’accomplir son rêve de devenir le meilleur pilote de la galaxie, contraste fortement avec le Han Solo d’Harrison Ford, cynique, pessimiste et alourdi par ses expériences passées.

On y découvrira donc comment Han a obtenu son fameux nom de famille, comment ce bandit de seconde zone est devenu un pilote hors pair et ce qui l’a entraîné dans le monde des contrebandiers spatiaux. Moment historique s’il en est, la rencontre entre Solo et son loyal copilote, le wookie Chewbacca, est une scène qui procure un sentiment de pur plaisir.

Des rencontres fondatrices

Donald Glover joue le personnage de Lando Calrissian

En plus de Chewie, les personnages qui ont forgé le destin et le caractère de Han Solo sont une partie importante du film. C’est surtout vrai pour Qi’ra, la première copine de Han, et pour Lando Calrissian, l’enjôleur complice de Solo.

Jouée par Emilia Clarke (Game of Thrones), Qi’ra s’avère être bien plus que la petite amie de service. De jeunes amoureux sur leur sombre planète natale de Corellia, leur relation passera à un tout autre niveau et sera un pivot narratif important.

Quant à la performance de Donald Glover (Atlanta, Community) dans le rôle de Lando Calrissian, c’est un sans-faute. Glover campe parfaitement l’assurance tenace de l’ancien propriétaire du Faucon et apporte du capital de sympathie à ce personnage, qui trahira Solo dans l’épisode V.

Finalement, notons le jeu attachant de Woody Harrelson dans le rôle de Beckett, le mentor de Solo.

Les fleurs

Emilia Clarke incarne Qi’ra

Solo: une histoire de Star Wars est un film amusant, divertissant et enivrant. Les fans de la saga y trouveront des réponses à leurs questions (surtout à propos du Faucon et de Chewbacca) et des références aux autres films, ainsi que le retour-surprise d’un personnage qu’on croyait disparu.

Ceux qui n’y connaissent strictement rien pourront quand même trouver un excellent film d’action évoquant un western situé dans l’espace, avec des personnages attachants, drôles et originaux. Nous avons devant nous un succès assuré au box-office.

Le pot
C’est ardu de trouver des défauts à ce film, mais si on exclut les éléments qui viennent éclaircir l’histoire de Solo et si on prend le scénario hors de son contexte, plusieurs éléments narratifs nous laissent dubitatif. Notamment, le coaxium, carburant précieux, semble être la seule ressource digne de ce nom. C’est la seule chose que les personnages recherchent, mais les réserves de ce carburant sont étrangement accessibles pour une denrée si convoitée. De plus, le film aborde des aspects sociaux comme les droits des droïdes (#socialjusticedroid), qui laissent une drôle d’impression­.

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