Sarah Hicks pourrait très bien être une sorcière. Premièrement, elle attire des jeunes à des spectacles de musique symphonique. Deuxièmement, elle a une baguette. Et finalement, elle dirige des orchestres qui jouent la musique des films de Harry Potter.

Blagues de sorciers à part, Sarah Hicks est la chef d’orchestre qui dirigera les spectacles Harry Potter en concert qui se tiendront à la Place des Arts demain et samedi. C’est la troisième fois qu’elle est de passage à Montréal pour cette série de concerts où la musique de la populaire série est interprétée par un orchestre en même temps que le film est projeté. Ce week-end, ce sera au tour de Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, un des opus préférés des Potterheads.

Peu de gens sont au courant du rôle d’un chef d’orchestre. À ce sujet, Sarah Hicks est catégorique: «C’est très compliqué.» Sa tâche principale est de coordonner les instruments de l’orchestre. Pour ce faire, elle doit étudier les partitions de tous les musiciens pendant plusieurs heures. «Lorsqu’on pratique, je dois coordonner la musique avec tous les musiciens parce qu’eux, ils n’ont que leur partition devant eux, alors que moi, j’ai la musique de tout le monde.»

«Il n’y a pas beaucoup de femmes qui sont chefs d’orchestre, mais ça change. J’espère que, quand ma carrière sera finie, on sera rendu 
à 50-50.» –Sarah Hicks, chef d’orchestre, à propos de la représentation des femmes dans la musique classique

Avec le temps, Sarah Hicks s’est spécialisée dans la musique d’orchestre dite pop. Sa spécialité? Les concerts avec films, comme ceux de Harry Potter. «Ce sont mes favoris, avoue-t-elle. Je suis une grande fan des films, mais aussi des livres.» Il y a aussi les films de Star Wars, de Star Trek, de Disney et de Pixar. «Pour moi, c’est beaucoup plus intéressant de travailler avec des artistes de musiques de plusieurs genres, pas seulement la musique classique.»

Même si elle est captivante, la musique qui accompagne les films est assortie de nouveaux défis. «Je dois comprendre beaucoup de styles de musique qui ne sont pas de la musique classique. Il y a aussi le vocabulaire pour parler de la musique qui est différent. Je peux comprendre la musique pop et la classique et ainsi les traduire pour les artistes et l’orchestre», explique Sarah Hicks.

Autre difficulté? «Les films sont très longs; c’est beaucoup de musique à apprendre pour moi.» De plus, la musique doit être très précise et coller parfaitement au film.

L’effort en vaut la peine puisque, de cette façon, Sarah Hicks réussit à attirer des jeunes dans des salles de musique classique, eux qui écoutent peu de musique symphonique. «Je travaille beaucoup aux États-Unis et j’ai remarqué que les spectateurs sont bien plus jeunes aux concerts de films qu’aux concerts de musique classique. Beaucoup sont des adolescents.»

Harry Potter et le 
prisonnier d’Azkaban 
en concert
Vendredi et samedi 
à la Place des Arts

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