Mario Beauregard/Métro Safia Nolin. Stone, Hommage à Plamondon est bâti autour d’une équipe majoritairement féminine, musiciennes et choristes incluses, rassemblée autour du grand manitou du projet, le réalisateur Jean-Phi Goncalves. «C’est touchant. Et ça ressemble à Plamondon, il s’est toujours entouré de femmes», juge Beyries.

Après un spectacle du Cirque du Soleil et un album, Stone, Hommage à Plamondon trouvera une nouvelle incarnation dimanche sur la place des Festivals. Ce spectacle célébrant l’œuvre de Luc Plamondon viendra clôturer l’édition 2018 des Francos.

Un endroit parfait pour rendre hommage à ce grand parolier selon les artistes (toutes des femmes) qui interpréteront ses grands succès, de L’hymne à la beauté du monde au Parc Belmont, en passant par (eh oui!) Je (de-de-de) danse dans ma tête et Call Girl. «Plamondon en soi, c’est tellement rassembleur, tellement fédérateur, explique Beyries, rencontrée lors d’une répétition au Studio LaTraque. C’est un grand, grand parolier. Il a une façon tellement simple d’écrire sur des sujets qui sont encore d’actualité. C’est une écriture que j’aime beaucoup, qui m’interpelle. Il n’utilise pas de grands textes compliqués, mais ils touchent au cœur.»

Beyries, Amélie de son prénom, s’est vu confier la mission d’interpréter la chanson-titre du spectacle, Le monde est stone. Léger stress en vue pour celle dont le plus gros spectacle jusqu’à maintenant était devant «6000 personnes environ au Festival d’été de Québec. Les Francos, c’est énorme, autour de 100 000 personnes.» (Si ça peut la rassurer, la capacité de l’endroit tourne davantage aux alentours de 
50 000 spectateurs.)

«Je suis très, très naïve. Ça ne fait pas longtemps que je fais ça. Je savais que c’était une énorme chanson, mais je n’avais pas compris que le show s’appelait Stone. Je n’avais pas fait tous les liens, ce qui est quand même une bonne chose, se rappelle-t-elle en riant. Maintenant, je me rends compte de l’ampleur du projet.»

Sur scène, Beyries pourra compter sur l’appui de plusieurs consœurs, dont Ariane Moffatt, Betty Bonifassi, Gabrielle Shonk, Klô Pelgag, La Bronze, Marie-Pierre Arthur, Martha Wainwright, qui interpréteront chacune un titre avant de se réunir pour la finale. «C’est comme un gros party. Tu es avec tes amies et tu joues des grosses tounes devant une foule énorme», résume avec son naturel habituel Safia Nolin, qui chantera Le blues du businessman.

«Comme pour toutes les choses auxquelles je touche, je rajoute de la mélancolie à la chanson, sans m’en rendre compte vraiment et sans le vouloir vraiment», précise la chanteuse à propos de sa version de ce grand classique de Starmania.

«J’aime beaucoup l’œuvre de Plamondon, même si je ne la connaissais pas au complet. En faisant Le blues du businessman, j’apprécie beaucoup ses paroles, son écriture. La poésie avec des mots simples du quotidien, c’est difficile et c’est tellement plus touchant que des affaires full compliquées qu’on ne comprend pas.»

«Comme tout bon résidant du Québec, j’ai grandi avec les chansons de Plamondon. Ce sont des méga-hits.» –La chanteuse Safia Nolin, à propos de l’impact de Luc Plamondon sur la pop québécoise

Des chansons simples et puissantes, donc, mais aussi extrêmement agréables à reprendre. «C’est dommage de penser qu’une chanson ne peut avoir qu’une vie. Ça peut en avoir à l’infini. Une chanson,c’est aussi son interprète, fait remarquer Safia Nolin, grande fan de covers, qui a elle-même lancé son propre album de reprises, le bien nommé Reprises Vol.1. «Un cover, c’est comme aller au restaurant. C’est pas toi qui as fait la bouffe, mais tu la manges et c’est très bon.»

Stone, Hommage 
à Plamondon
Dimanche 21h
Sur la scène Bell

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