Entract Films Hereditary met en vedette Milly Shapiro, Toni Collette, Gabriel Byrne et Alex Wolff.

Hereditary est certainement le film qui fera le plus jaser cet été.

Ce film d’horreur aux accents surnaturels fait parler de lui à Hollywood depuis sa présentation à Sundance en janvier dernier. Le buzz généré par sa très effrayante bande-annonce et les excellentes critiques reçues par le film depuis sa sortie en salle n’ont fait qu’accroître cet engouement.

Pourtant, personne n’est plus surpris de ce résultat que le réalisateur et scénariste Ari Aster.

«Je ne voulais pas faire un film commercial, a-t-il mentionné récemment. Je voulais tourner un film d’horreur existentiel, difficile d’accès et aliénant. Mon but premier était de perturber les spectateurs le plus profondément possible.»

«Je suis donc surpris que le film soit largement distribué et connaisse du succès auprès du grand public.»

Hereditary (Héréditaire en version française) a reçu un concert d’éloges, notamment pour la prestation de Toni Collette, qui incarne une mère de famille dont la vie est bouleversée par le décès de sa propre mère.

Les plans du cinéaste de 31 ans pour son premier long métrage étaient pourtant beaucoup plus modestes.

«Je voulais simplement faire un film sur le deuil et le traumatisme, et sur toutes les choses qui me font peur.»

«Mon ambition était de faire subir aux personnages des émotions tellement extrêmes qu’ils ne puissent plus les supporter. Je voulais que le film s’écroule sous le poids de ce qu’ils vivent.» – Ari Aster, scénariste et réalisateur de Hereditary

Si Aster identifie rapidement les films d’horreur qui l’ont influencé (avec en tête de liste Don’t Look Now et Rosemary’s Baby), il a dès le début voulu donner à Hereditary un ton unique.

«Je voulais que le film dégage une grande tristesse. Qu’il ait un ton presque funèbre. J’ai voulu partir d’un drame familial à propos de gens qui doivent vivre avec une perte incommensurable. Je souhaitais qu’on prenne au sérieux la douleur des personnages. À un autre niveau, je voulais qu’il se dégage du film une aura malsaine.»

En effet, malgré la souffrance vécue des protagonistes, le spectateur ne peut s’empêcher de regarder.

«Même si les membres de la famille traversent des épreuves incroyables, on peut sourire en regardant le film. Il y a une perspective plus sinistre et sadique sur leur sort. Le rire est important pour cela. Un film sans humour est un film gaspillé. Même l’humour est horrible.»

Le réalisateur est bien au fait qu’il n’est pas le seul à aborder l’horreur de cette façon, mais il s’est assuré que son film était plus original et profond que les autres productions du genre.

«J’ai l’impression que plusieurs films d’horreur sont faits de façon cynique. Le public a des attentes. Les demandes et les exigences du genre sont très claires. L’équation est grandement en faveur des studios. C’est pour ça qu’ils vont en produire à la chaîne.»

«Bien sûr, si on les fait de cette façon, ce ne sera pas des films très sophistiqués. Ils ne seront pas le reflet de leur auteur. Au chapitre de la qualité, je crois que les films d’horreur seront toujours regardés de haut, jusqu’à preuve du contraire.»

Présentement en salle

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!