Collaboration spéciale Garbage est composé du bassiste Duke Erikson, du batteur Butch Vig, de la chanteuse Shirley Manson et du guitariste Steve Marker.

Garbage, groupe iconique des années 1990, célèbre ces jours-ci le 20e anniversaire de son deuxième album, Version 2.0, qui sera réédité pour l’occasion.

Métro s’est entretenu avec Butch Vig, batteur et producteur des albums du célèbre groupe américain.

Qu’est-ce que Version 2.0 représentait en 1998 pour Garbage?
Nous avions beaucoup de pression après le succès de notre premier album. Nous en avions vendu des millions d’exemplaires et nous avions fait une tournée mondiale d’un an et demi. Nous voulions amener notre son à un autre niveau: plus fort, plus rapide, plus violent et plus accrocheur. C’est pourquoi nous l’avons appelé notre deuxième opus Version 2.0, comme un logiciel amélioré. Avec le recul, cet album témoigne d’un groupe qui évolue et prend de la confiance.

Que retenez-vous des séances d’enregistrement?
Le début du disque était très intéressant. Nous nous sommes installés dans une maison d’un ami dans l’État de Washington. C’était isolé et parfait pour écrire. Cinq ou six chansons ont émergé de ces séances d’enregistrement. Nous avions aussi beaucoup de liberté puisque c’est à ce moment que nous avons commencé à utiliser la technologie numérique, alors naissante.

Preniez-vous en compte ce que les autres groupes faisaient à l’époque?
Nous étions dans une bulle et nous ne prenions en compte que nos propres goûts. L’électronique est importante sur l’album, mais il y a aussi des références aux Kinks et aux Pretenders.

En plus de Version 2.0, vous avez produit l’album Nevermind de Nirvana. Vous êtes donc derrière deux des albums les plus influents des années 1990…
Oui, je suis plutôt chanceux. [Rires] Ces albums ont connu énormément de succès. Sans eux, je ne serais pas ici pour vous parler et je ne travaillerais pas au prochain album de Garbage. Le succès de Nevermind m’a permis de démarrer Garbage. Je n’aurais jamais pensé connaître autant de succès.

Comment Version 2.0 sonne-t-il aujourd’hui?
Nous avons mis la barre assez haute dans les années 1990. Nous avons été nommés pour le Grammy de l’album de l’année. Lorsqu’on écoute les chansons aujourd’hui, c’est comme une capsule temporelle de l’époque. Je crois que cet album a défini le son de Garbage et que c’est sur celui-ci que Shirley [Manson, la chanteuse du groupe] a trouvé sa propre voix.

Que pensez-vous du rock actuel?
Que ce soit bon ou mauvais, Garbage a son identité propre. Et c’est une bonne chose. Avoir son identité est fondamental. Il y a énormément de groupes en ce moment; il est donc essentiel d’avoir son style.

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