Miles Holder/Collaboration spéciale Vance Joy

Le chanteur australien Vance Joy parcourt la planète avec ses chansons indie-folk, dont la très populaire Riptide, à l’occasion de sa tournée mondiale Nation of Two, qui l’a récemment amené au Centre Bell.

Fait intéressant: Vance Joy, de son vrai nom James Keogh, était monté sur la même scène en 2015, mais afin d’assurer la première partie du spectacle de Taylor Swift. Trois ans plus tard, c’est lui, la tête d’affiche. Plutôt cool, non?

La relation entre Vance Joy et Montréal remonte cependant à bien plus loin que 2015. Le chanteur se souvient encore de son premier spectacle dans la métropole. «C’était dans un petit bar, il y avait environ 80 personnes, mais elles ont chanté chaque mot de mes chansons sur mon album. C’était… wow!» a-t-il raconté à Métro quelques heures avant son concert, le 21 juin.

Depuis ce spectacle, le chanteur australien s’est promené partout dans le monde, foulant les planches de petites et grandes salles pour présenter sa musique. Mais la majeure partie de son temps des dernières années a été consacrée à produire un deuxième album. «[2017] a été une année occupée. J’essayais de trouver comment j’allais réussir à mettre toutes ces chansons-là ensemble pour créer le deuxième disque», se souvient-il.

A-t-il senti une certaine pression pour recréer un hit comme Riptide? «Oui, bien sûr. Mais à l’époque, la pression, c’était surtout d’écrire une chanson dont j’allais être fier, parce que créer une chanson, ça prend du temps. C’est déjà assez difficile d’écrire une chanson sans avoir à se demander si elle va être populaire.»

«Tout ce que je sais, c’est que si tu chantes tes chansons avec passion et que tu crois en ce que tu chantes, peu importe le pays où tu te trouves, les gens vont comprendre que c’est honnête et que tu chantes avec ton cœur. C’est ce que j’essaie de faire.»

Mais parfois, il est facile de se laisser emporter. «Tu te mets à écrire et tu te dis: “Ça, c’est bon, ça va marcher à fond.” Et puis, tu la fais écouter aux autres… » C’est pourquoi Vance Joy a trouvé sa formule gagnante: «Je vais écrire une chanson qui a du sens pour moi et peut-être que quelqu’un va la trouver bonne. Je me fais confiance, mais j’écoute aussi ce que les gens ont à dire.»

Son style hyper-ensoleillé serait-il inspiré de son Australie natale? Quand même un peu. «J’adore l’été et les longues nuits en Australie, ainsi que la musique australienne.»

«Je ne suis pas une étoile filante, je grimpe de façon stable.» – Vance Joy, chanteur, à propos de la progression de sa carrière

Son répertoire, parfait équilibre entre les ballades/chansons d’amour et les pièces plus rythmées, remonte assurément le moral de ceux qui l’écoutent… et c’est le but. «Ce que j’aime vraiment, c’est la musique puissante et réjouissante. C’est peut-être pourquoi ça sonne si ensoleillé.»

Malgré sa popularité vite gagnée, Vance Joy arrive à mener une vie relativement tranquille pour une vedette qui fait le tour des plus grandes salles de spectacle du monde.

«Quand tu es un artiste pop, il y a beaucoup de gens qui veulent avoir un petit bout de ta personne. Heureusement, je peux me promener tranquille dans la rue.» Ce qui lui permet de garder les pieds fermement sur terre, c’est son petit cercle d’amis et sa famille, qu’il retourne souvent voir en Australie.

Sans compter le fait qu’il est un gars très simple. «Il n’y a rien de vraiment excitant dans mes médias sociaux, et ce n’est pas dans le mauvais sens. Je n’ai pas de squelettes dans mon placard, je n’ai jamais été en prison ni quoi que ce soit de ce genre.»

Ça le rend juste plus charmant, finalement!

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