Josie Desmarais/Métro Herbie Hancock

«Bouclez vos ceintures», a lancé Herbie Hancock à la foule assise dans la salle Wilfrid-Pelletier, mardi soir, en guise d’introduction de sa prestation à l’occasion du Festival de jazz. Un avertissement parfaitement à propos pour ceux qui ont eu la chance de prendre part à ce spectacle aux airs de voyage cosmique, à la fois étourdissant et lumineux.

Le célèbre pianiste américain était tout à fait à son aise entre son piano à queue, son synthétiseur et sa «keytar», alternant entre les claviers avec une grâce toute naturelle. C’est que Hancock ne se satisfait pas d’un seul son: les oreilles du public sont gavées de vibrations couvrant tout le spectre de l’ouïe humaine.

Hancock mêle à son jazz un funk débridé et des rythmes influencés par le rock progressif. Le spectacle d’hier, d’ailleurs, comportait pour la majorité des pièces jouées sur synthétiseur avec de rares retours au piano à queue, qu’on aurait aimé entendre davantage.

Cela dit, Herbie Hancock est un maître et on lui pardonne son obsession pour les sons artificiels. Soulignons le travail exceptionnel du guitariste Lionel Loueke, dont la guitare fluide et envoûtante répondait avec finesse aux attaques surexcitées des touches de Hancock, le tout sur des envolées en solitaire s’étirant sur plusieurs minutes divines. Un grand moment.

Ce résumé ne serait pas complet sans mentionner la première partie, assurée par le bassiste Thundercat, notamment connu pour sa participation remarquée à l’album To Pimp A Buttefly du rappeur californien Kendrick Lamar, à qui il a d’ailleurs rendu hommage avec sa reprise de Complexion (A Zulu Love).

La désinvolture enfantine de Thundercat et sa maîtrise surréaliste de la guitare basse font de lui un personnage inoubliable. «Cette chose entièrement nouvelle qui vient de Los Angeles», a souligné Hancock pour décrire la musique de Thundercat et de ses collègues californiens.

Le pianiste a d’ailleurs annoncé hier que Thundercat participera à son prochain album.

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