Alexis Boulianne/Métro Hubert Lenoir, jeudi en ouverture du Festif!

Les festivaliers se massaient de plus en plus sur la coquette rue Saint-Jean-Baptiste, dans le centre-ville de Baie-Saint-Paul, jeudi après-midi, alors que les tests de son d’Hubert Lenoir, premier artiste à fouler la scène extérieure, résonnaient au milieu des maisons ancestrales de la petite ville. La neuvième édition du Festif!, aventureux festival musical tenu au cœur de Charlevoix, était sur le point de commencer.

«Ça s’est passé super vite au lancement de la programmation», s’enthousiasme le porte-parole du festival, Charles Miller, en expliquant à Métro que la plupart des billets donnant accès à l’ensemble des spectacles se sont envolés en quelques heures. «Il reste encore des billets individuels quand même», précise-t-il. Ainsi, les retardataires pourront assister aux prestations, demain soir, de SUUNS, de Random Recipe, de Helena Deland et de Rymz, entre autres.

Les organisateurs du Festif!, qui souffle ses neuf bougies cette année, n’auraient jamais imaginé au départ que ce festival s’inscrive comme un incontournable de la scène québécoise. «On est partis d’un festival qui attendait 500 personnes à sa première édition, qui en a reçu finalement 2 000, à un rendez-vous qui accueillera cette année au moins 38 000 personnes», explique M. Miller. C’est un
mélange d’audace et de ténacité qui a fait en sorte d’attirer les gros noms qui ont propulsé le festival vers ce qu’il est aujourd’hui, ajoute le porte-parole.

C’est un flot humain qui envahit Baie-Saint-Paul, une ville d’un peu plus de 7 000 habitants, chaque année. «C’est sûr que c’est beaucoup de monde, souffle Marie-Ève, une employée d’une boutique d’art de la rue principale. Ce n’est pas la clientèle qui achète le plus d’œuvres, mais au moins, ils sont respectueux», relate avec un sourire la Baie-Saint-Pauloise d’origine. «Pour nous, ça marque surtout le début de la période touristique. Après Le Festif!, ça commence pour vrai», raconte-t-elle.

Si l’engouement pour le festival émerveille les organisateurs, ceux-ci sont bien conscients qu’un raz-de-marée humain peut entraîner son lot de frustrations. «On répète toujours que c’est important de conserver l’authenticité et le respect de notre milieu. On ne cherche pas les grosses foules, on cherche plutôt à se démarquer par la scénographie et les services aux festivaliers», précise Charles Miller.
Et si l’ambiance se prête volontiers à la fête, grâce à la présence de groupes survoltés comme Galaxie, Quebec Redneck Bluegrass Project ou encore Les Marmottes Aplaties, Le Festif! a cette année prévu des mesures pour protéger des personnes qui auraient trop consommé. La Zone répit sera donc mise à disposition des gens pour les cas qui ne nécessitent pas une intervention médicale, par exemple lorsqu’un festivalier trop intoxiqué n’aura besoin que d’eau et de repos, à l’abri.

Le festival se poursuit jusqu’à dimanche après-midi, et c’est Philippe Brach qui fermera la marche, au bout du quai de Baie-Saint-Paul, pour la dernière prestation du Festif! 2018.

Approche écologique
Le Festif! se démarque par son approche écologique, puisque depuis plusieurs années, les verres à bière sont réutilisables, et la vaisselle est compostable.

Des fontaines d’eau sont disponibles pour que tout le monde puisse s’hydrater.

Les mégots de cigarettes sont également recyclés.

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