Pour la cinquième année, les auteurs Amélie Dubé et Patrice Cazeault nous invitent de nouveau à encourager la littérature d’ici. La journée «Le 12 août, j’achète un livre québécois» vise à stimuler la lecture d’ouvrages bien de chez nous. Pour l’occasion, voici six titres pour les grands et les petits qui ont retenu notre attention ces derniers mois (à ajouter bien sûr à nos suggestions de l’année passée).

L’allégorie des truites arc-en-ciel


Dans ce récit contemporain à deux voix campé dans la Basse-Ville de Québec, Cam et Max racontent tour à tour leur amitié compliquée flirtant avec l’amour. Oser franchir le pas, c’est risquer de perdre le lien spécial qui les unit. Quatre ans après leur première rencontre, Max, qui accumule les conquêtes, a peur de tout gâcher. Cam, elle, a vécu plusieurs déboires amoureux qui l’empêchent de s’abandonner. Comme à la pêche à la truite, ils devront s’armer de patience. Marie-Christine Chartier signe ici un premier roman authentique et sensible qui mérite d’être lu. Aux éditions Hurtubise.

À toi


Le premier roman d’Alice Fontaine se lit d’une traite. Rédigé à la manière d’une lettre à celui qui l’a blessée, chaque petit chapitre raconte un épisode de cette histoire d’amour destructrice qui la hante encore. L’auteure relate, dans une langue empreinte d’authenticité, les insultes, la colère et la honte qui l’ont habitée de 13 à 19 ans, au pire de la tourmente. Six mois après l’émergence du mouvement #moiaussi, les dénonciations continuent, sous toutes les formes possible, thérapie collective dont on a bien besoin. Aux Éditions au Carré.

Reste encore un peu


Vraiment poignant, le premier roman d’une grande sensibilité de Perrine Madern nous habite longtemps après qu’on l’a terminé. Sa prose mélancolique parle d’amour et d’amitié, mais aussi de deuil et de souffrance. Impossible de ne pas s’attacher à la fragile Loue, 25 ans, un personnage irrémédiablement marqué par un chagrin d’amour et dont la douleur s’avère beaucoup plus profonde qu’il n’y paraît de prime abord. C’est ce qu’on découvre page après page. «C’est moi. C’est juste moi. Je savais que je ne devais pas m’attacher. Je le savais depuis le début.» En librairie aux Éditions au Carré.

Le jardin de Jaco


Dire qu’on attendait avec impatience le nouvel opus de Marianne Dubuc à la maison est presque un euphémisme. Admettons qu’on trépignait plutôt à l’idée d’enfin tenir entre nos mains le tout dernier album de l’auteure et illustratrice québécoise! Encore une fois, l’émerveillement est au rendez-vous. Aussi charmant que ses autres titres, tels que les inoubliables Vacances de Facteur Souris, paru il y a exactement deux ans, Le jardin de Jaco met en scène une galerie de personnages attachants illustrés avec force détails. Pour peu, on croirait feuilleter un «cherche et trouve» tellement il y a à voir et à observer. Aux éditions Casterman.

Il était 26 fois


Ce recueil contient 26 petits contes, chacun mettant en vedette une lettre de l’alphabet. On y rencontre Ambroise l’alligator, Bobby le bébé babouin ou encore Charlotte la chouette chanteuse. Le concept n’est pas nouveau, mais les textes de Karine Glorieux – accompagnés des illustrations colorées de Jacques Laplante – sont incontestablement efficaces pour introduire ces notions aux petits. L’éditeur le destine aux 5 ans et plus, mais dès 3 ans, les plus curieux y trouveront leur compte.
Aux Éditions de la Bagnole.

Le fan club des champignons


Sorte de mini-encyclopédie des champignons, le nouveau titre de l’auteure et illustratrice jeunesse Éilse Gravel donne à découvrir toutes sortes de variétés de champignons : des comestibles, des toxiques, des jolis et des puants. «Les champignons ne sont pas des plantes ni des animaux. En fait, ils sont un règne vivant à eux tout seuls», écrit-elle dans Le fan club des champignons. Le tout rédigé dans son ton humoristique habituel qui plaît tant aux petits (et aux grands). Aux éditions Les 400 coups.

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