Pour une première fois depuis de longues années, le groupe de rock alternatif The Smashing Pumpkins a effectué un grand retour à Montréal, hier au Centre Bell, avec (presque) tous ses membres originaux.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les fans en ont eu pour leur argent: durant environ trois heures, les Pumpkins ont fait cadeau d’un pot-pourri de leurs grands (et moins grands) succès. L’audience est passée par toute la gamme des émotions, écoutant attentivement les ballades et se déchaînant sur les riffs les plus décapants de leur répertoire varié.

Malgré l’absence remarquée de la bassiste D’arcy Wretzky sur cette première tournée du groupe depuis 2000, le public montréalais a été ravi de revoir Billy Corgan, James Iha et Jimmy Chamberlain se réunir, le temps d’écouter des pièces tirées de leurs cinq premiers albums, dont une bonne partie provenait de leur période de gloire, dans les années 1990, dont Siamese Dream et Mellon Collie and the Infinite Sadness.

Au lever du rideau, c’est un Billy Corgan décomplexé qui a entamé la soirée en douceur avec Disarm à la guitare acoustique, alors que des photos et des vidéos de lui lorsqu’il était enfant se succédaient derrière lui, puis il a enchaîné avec le reste de sa troupe sur Rocket.

Après avoir été relativement tranquilles durant les premiers morceaux, les têtes se sont mises à hocher frénétiquement aux rythmes fracassants de Zero, et encore un peu sur le refrain mordant de The Everlasting Gaze.
Les voix se sont élevées pour chanter Thirty-Three et Eye en chœur, avec les paroles apparaissant à l’écran pour aider les non-initiés. C’est à ce moment que Corgan a vraiment paru connecter avec les fans, lui qui s’est très peu adressé au public, préférant s’exprimer avec sa guitare qu’avec les mots.

Tout le monde s’est levé aux premières notes de Tonight, Tonight, qui s’est terminée par une ovation de la foule en délire. Celle-ci a carrément explosé de joie lorsque le groupe a enfin livré Cherub Rock, puis 1979. La puissante ballade Mayonaise a également été l’un des moments forts de la soirée.

Sur le thème de la nostalgie, les Pumpkins ont prolongé ce véritable marathon musical avec quelques covers, notamment Space Oddity (David Bowie), Landslide (Fleetwood Mac) et Stairway To Heaven (Led Zeppelin). Ce n’était définitivement pas un ajout nécessaire à un concert déjà très long, mais l’assistance a semblé adorer.

Au moment de mettre sous presse, les Smashing Pumpkins n’avaient pas encore joué les classiques Today et Bullet With Butterfly Wings, mais nul doute que la bande de Billy Corgan prévoyait garder le meilleur pour la fin.

Metric en première partie
En première partie, le groupe de pop-rock torontois Metric a offert une bonne prestation, sans grand éclat, mais sans faille non plus.

La chanteuse Emily Haines n’a pas semblé ébranlée par les gradins au départ à moitié vides, répétant à chaque occasion le nom de son groupe à mesure que les retardataires prenaient place.

Mention spéciale à la finale très réussie sur Help I’m Alive, la favorite du public.

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!