Septembre: les maisons d’édition publient de gros canons, et les passionnés analysent les premières sélections des principaux 
prix littéraires. En attendant, voici quelques titres qui ne manqueront pas d’attirer l’attention cet automne.

Les cigognes 
sont immortellesLe nouveau roman d’Alain Mabanckou (Mémoire de porc-épic) raconte un pan de l’histoire du Congo-Brazzaville à travers le prisme du colonialisme et de la décolonisation. Michel, un adolescent, raconte sa vie dans un quartier de Pointe-Noire avec sa Maman Pauline et son Papa Roger. Se déroulant sur quelques jours en mars 1977, son récit a pour toile de fond l’assassinat du camarade président Marien Ngouabi.


Publié aux éditions du Seuil

L’hiver du mécontentement
Thomas B. Reverdy, qui avait séduit les libraires du Québec avec son roman Il était une ville, revient ici sur l’hiver 1978-1979 en Grande-Bretagne, qualifié «d’hiver du mécontentement» par le Sun. Dans un Londres de plus en plus chaotique, alors que des grèves paralysent le pays pendant des mois, la jeune Candice est témoin de la naissance d’un monde nouveau où l’économie devient sauvage et la politique, cynique. Elle rencontrera même Margaret Thatcher, encore méconnue.


Publié aux éditions Flammarion

Manhattan Beach
Jennifer Egan a notamment remporté le prix Pulitzer et le National Book Critics Circle Award. Baignant dans une atmosphère de thriller où gansters, marins, scaphandriers, banquiers et syndicalistes se côtoient, son nouveau titre se déroule durant la Seconde Guerre mondiale. Au chantier naval de Brooklyn, Anna devient la première femme scaphandrier. C’est dans cet univers d’hommes qu’elle commencera à comprendre la complexité de la vie de son père disparu.


Publié aux éditions Robert Laffont

Khalil
Yasmina Khadra, auteur des Hirondelles de Kaboul, a-t-il encore besoin de présentations? Cet automne, il revient sur les attentats de Paris en adoptant la perspective d’un terroriste. Rayan et Khalil ont grandi à Bruxelles. Alors que le premier s’est bien intégré, le second s’isole et fréquente une mosquée intégriste. Le 13 novembre 2015, la ceinture d’explosifs qu’il porte près du Stade de France ne saute pas. Le lecteur sera alors témoin des réflexions qu’il se fait, seul, dans des planques.


Publié aux éditions Julliard

Good Boy
Le premier roman d’Antoine Charbonneau-Demers, Coco, lui a valu le prix Robert-Cliche en 2016. Dans ce second ouvrage, l’auteur québécois suit un jeune homme fraîchement débarqué en ville qui tombe carrément amoureux de la vie urbaine.


Publié chez VLB Éditeur le 12 septembre.

Une prière à la mer
Voici un ouvrage singulier où la prose de l’auteur des Cerfs-volants de Kaboul sera illustrée par Dan Williams. En donnant la parole à un père syrien à l’aube d’une périlleuse traversée, Khaled Hosseini a voulu rendre hommage aux réfugiés en ce troisième anniversaire de la mort du jeune Alan Kurdi qui avait bouleversé le monde 
en 2015.


Publié aux éditions Albin Michel 
le 12 septembre

Lèvres de pierre
Nancy Huston explore le vertige qu’elle a ressenti en visitant le Cambodge, il y a 10 ans. «Au long des années qui ont suivi ce voyage, je ne savais que faire de mon sentiment presque absurde, et pourtant persistant, que le Cambodge me concernait. Par-delà les décennies et les contingents, le Kampuchéa démocratique des Khmers rouges insistait, me sollicitait, m’assurant que je n’étais pas étrangère à cette histoire, et m’exhortait à l’approcher par l’écriture.»


Publié aux éditions Actes Sud/Leméac 
en septembre

Nous qui n’étions rien
Madeleine Thien est une auteure canadienne prometteuse ayant déjà remporté les prix du Gouverneur général et Giller pour la version originale de ce quatrième roman. Point de départ : Shanghai, pendant la Révolution culturelle. De la Chine des années 1930 au Vancouver contemporain, en passant par la place Tian’anmen et le désert de Gobi, elle propose une sorte de quête des origines, tout en racontant l’injuste silence autour des disparus.


Publié aux éditions Alto le 16 octobre

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