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Cette semaine, Métro craque pour La saison 5 de BoJack Horseman, Choses sauvages, Les chants du large, L’amour à la plage, Les jardins de lumière, The Bookshop et La distribution d’Oslo.

1. La saison 5 de BoJack Horseman
La comédie, qui n’en est pas tellement une (quoi qu’en dise Netflix), est de retour pour une cinquième et sombre saison. On retrouve BoJack le cheval et son entourage félin (Princess Carolyn), canin (Mr. Peanutbutter), humain (Diane) et asexuel (Todd) autour du plateau de tournage de Philbert, série policière dont BoJack, star déchue et dépressive, tient la vedette. Une fois de plus, cette série animée aux couleurs vives aborde avec originalité des thèmes obscurs. Dépendance aux opioïdes, deuil et divorce sont au menu de cette saison. Au fil de cette fascinante exploration des méandres de la maladie mentale, les occasions de rire ne manquent pas, qu’il s’agisse des clins d’œil grinçants à Hollywood, des mises en abyme délirantes ou encore des aventures toutes plus loufoques
les unes que les autres que vit l’adorable Todd. – M
arie-Lise Rousseau

2. Choses sauvages
Question de jazzer un peu le début de l’automne, le premier album complet du groupe québécois Choses Sauvages est à ne pas manquer. L’opus éponyme offre un agréable mélange de pop, de funk et d’électro. La basse, la batterie et la guitare s’occupent de faire danser; le clavier et la voix, de planer. Gros coup de cœur pour les pièces Nuages, Poussière et La valse des trottoirs, soit les plus rapides et les plus funky. À écouter en boucle durant vos soirées de fête. – Philippe Lemelin

3. Les chants du large
Emma Hoover est une voix singulière de la littérature canadienne. Elle nous fait voyager, dans son plus récent roman, des rivages de Terre-Neuve aux forêts du nord de l’Alberta et y raconte le déracinement d’une famille de pêcheurs appelée à quitter son village du bord de l’Atlantique. Rappel historique : au début des années 1990, les stocks de morues se sont effondrés, causant un exode vers l’ouest et les promesses de l’or noir. Inspirée par ces événements, Emma Hoover nous les rappelle par le regard d’un garçon de 11 ans, Finn, qui espère encore faire revenir les poissons, et sa sœur Cora, une ado qui ne manque pas de cran. Le tout ponctué de retours en arrière sur l’histoire d’amour de leurs parents. Aux éditions Alto. Jessica Dostie

4. L’amour à la plage
L’amour n’a pas d’âge, dit l’adage. C’est ce que nous rappelle ce charmant et touchant documentaire de Judith Plamondon et de Lessandro Sócrates. Devant leur caméra, 4 snowbirds québécois de 70 ans passant leurs hivers en Floride se confient sur leurs nouvelles amours. Constat : la complexité des relations amoureuses ne disparaît pas avec l’âge. Au contraire, problèmes de santé, adultère et solitude font partie des obstacles que doivent surmonter ces retraités en quête de bonheur. En salle– Marie-Lise Rousseau

5. Les jardins de lumière
Dès la tombée du jour, les jardins, japonais, de Chine et des Premières Nations du Jardin botanique de Montréal s’illuminent et viennent mettre un peu de lumière dans les nuits qui s’allongent tranquillement. Panda, poissons, oiseaux : de grandes sculptures illuminées, soigneusement faites à la main, racontent cette année une histoire de pêche issue de la culture chinoise. De quoi fasciner petits et grands. Notre conseil : arrivez vers 19 h, afin de voir les jardins avant que la nuit ne tombe. Jusqu’au 31 octobre. – Virginie Landry

6. The Bookshop
Le film The Bookshop, inspiré du roman de Penelope Fitzgerald paru en 1994, nous transporte dans le comté de Suffolk, en Angleterre, à la fin des années 1950, dans une ambiance sombre et humide de bord de mer anglais. Une femme tente de faire sa place dans une petite ville où elle ne se sent pas totalement à l’aise. Elle décide de réaliser son rêve : ouvrir une librairie pour offrir les romans les plus populaires de l’heure, malgré les réticences de la communauté encore très ancrée dans les valeurs traditionnelles. Une histoire touchante qui se termine sur une note douce-amère et qui, on doit l’avouer, donne envie d’ouvrir un bon livre plutôt que de regarder la télé. En salle.  Virginie Landry

7. La distribution d’Oslo
Pièce historique sur les négociations secrètes entre Palestiniens et Israéliens qui ont mené aux accords de paix de 1993, Oslo repose en grande partie sur le travail de sa douzaine d’interprètes. Bien sûr, on peut saluer les deux acteurs principaux, Isabelle Blais et Emmanuel Bilodeau, excellents en diplomates tentant de ménager la chèvre et le chou. Mais levons aussi notre chapeau aux acteurs «secondaires», qui font de cette pièce une véritable œuvre chorale :  Jean-François Casabonne, captivant en Shimon Peres, Marie-France Lambert, qui tient à peu près six rôles à elle seule, Jean-Moïse Martin, terrifiant en négociateur israélien, ou encore Manuel Tadros, qui insuffle force et dignité à son personnage d’Abou Ala, le chef du camp palestinien. Jusqu’au 13 octobre au Théâtre Jean-Duceppe. – Benoit Valois-Nadeau

Et on se désole pour

Les anecdotes sur Paul McCartney
«Paul McCartney regrette de ne pas avoir aidé Amy Winehouse.» «Paul McCartney confie s’être masturbé avec John Lennon.» «Paul McCartney convaincu d’avoir vu Dieu.» Voici quelques titres au sujet de Sir Paul qui ont circulé dans les médias ces derniers jours, notamment à la suite d’une entrevue qu’il a accordée au magazine GQ. Pendant que l’ex-Beatle est de passage au Québec dans le cadre de la tournée de promotion de son nouvel album, Egypt Station, pourrait-on parler un peu moins de ces anecdotes et un peu plus de sa musique? – Marie-Lise Rousseau

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