Moins de deux ans après le succès de son premier opus, Ingrid St-Pierre est de retour avec L’escapade, «un album d’automne».

«Juste du gros bonheur!» C’est par ces quatre mots qu’Ingrid St-Pierre résume la création de son deuxième opus. «J’ai vraiment l’impression d’avoir fait un disque pour moi, c’est presque égoïste! ajoute-t-elle. C’est vraiment mon album de rêve. Je l’ai écrit rapidement, mais par pur plaisir, et toutes les étapes se sont enchaînées naturellement, doucement.»

Et tant qu’à être dans le plaisir, la blonde chanteuse ne s’est rien refusé pour cette seconde offrande. Elle a tâté pour la première fois de la réalisation, aux côtés de Louis Legault (Dumas, Les Cowboys fringants) – une expérience qu’elle a adorée, assure-t-elle.

«Tellement que, maintenant, j’aimerais bien réaliser pour d’autres artistes! lance-t-elle. J’avais une image très, très claire de ce que je voulais et ne voulais pas, et Louis embarquait avec moi dans chaque truc que j’avais envie d’essayer… Je voulais une chorale, on en a mis une, je voulais du violon chinois, il y en a… C’était un vrai terrain de jeu, je me suis amusée comme jamais.»

Et si les pièces piano-voix qui ont fait la renommée d’Ingrid St-Pierre sont encore présentes sur L’escapade, l’artiste s’est permis des arrangements plus étoffés cette fois-ci.

«Pour Ma petite mam’zelle de chemin, qui regroupait mes compositions des 10 années précédentes, les chansons avaient eu une vie piano-voix pas mal longue avant, dans mes spectacles dans les cafés, rappelle la Trifluvienne d’origine. Alors, quand est venu le temps de les mettre sur disque, je ne pouvais pas les entendre autrement. Mais cette fois, je les ai composées en attendant les arrangements, alors j’ai déployé un peu, mais en gardant quand même le noyau simple et minimaliste.»

Si ce second opus s’inscrit dans l’esprit du premier – des chansons à texte tantôt comiques, tantôt touchantes, mais jamais lourdes –, l’artiste concède s’être davantage permis d’aller du côté de la mélancolie.

«On m’a toujours vue comme la fille qui sourit tout le temps, toujours joyeuse, et c’est vrai aussi… mais j’ai réalisé que j’écoutais beaucoup de musique un peu mélancolique, comme Bon Iver, Leonard Cohen… et je me suis dit que, si j’avais tant de plaisir à chanter leurs pièces dans mes spectacles, je pouvais essayer d’en composer qui soient dans ce style-là.»

Ingrid a donc assumé ce côté nostalgique, tout en conservant une certaine légèreté, signale-t-elle : «Il reste que je ne suis pas quelqu’un de lourd, dans la vie. Même dans la peine, il y a toujours un clin d’œil. Moi, ça me touche plus, une chanson légère, mais avec un sens plus profond. Ce n’est pas lourd, mais ça va toucher.»

Par ailleurs, l’ambiance de L’escapade concorde avec le fait que ce soit un album d’automne, croit-elle. «Je l’ai écrit en automne, je voulais vraiment le sortir en automne, parce que c’est introspectif, cocooning, laine… Ça peut paraître bizarre, mais pour moi, chaque chanson a son goût, sa couleur. Ici, c’est thé chai, caramel… automne!»

De la même façon, la chanteuse associe ses artistes préférés – Elliot Smith, Angus & Julia Stone, qu’elle évoque dans ses textes – à des périodes de l’année. «Par exemple, l’automne, pour moi, c’est du Bon Iver. C’est comme ça, dit-elle. J’aime penser que je fais partie du paysage de quelqu’un, qui met mon album le dimanche matin en prenant son café. Et en incluant des petites références, c’est comme si je partageais mon paysage à moi avec les gens!»

L’escapade
En magasin mardi
Lancement à La Tulipe
Mardi à 18 h

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