Cette semaine, Métro craque pour Ground, le livre I Have a Dreamle roman Frère d’âme, Good Charlotte, Pandas 3DMonstres et fantômes et Maria Callas.

1. Ground
Alignés de gauche à droite, cinq danseurs se meuvent sur des trampolines de façon mécanique, presque robotique. Sous notre regard complètement hypnotisé, ils bondissent, sautillent et se crispent dans des mouvements saccadés et nerveux. Sous leurs pantalons orange fluo et leurs chandails gris, ils perdent toute forme de personnalité, d’humanité. Sauf lors de brefs moments, lorsque l’un d’eux casse la synchronicité des gestes, ou encore lorsqu’un autre se laisse choir, épuisé. Empreinte de symbolisme, la chorégraphie de Caroline Laurin-Beaucage est à la fois anxiogène et captivante. Chapeau bas aux cinq interprètes, qui font preuve d’une endurance remarquable dans une performance qui n’offre aucun répit. Marie-Lise Rousseau

2. I Have a Dream
Qu’ont en commun Michelle Obama, Nelson Mandela, Beyoncé et Mo Farah? Ce sont toutes des personnalités publiques qui ont marqué l’histoire par leurs exploits dans plusieurs sphères, comme la politique, la musique, la médecine, la mode et le sport. Ah oui, elles sont aussi toutes noires. Ce magnifique livre pour enfants (mais que les adultes prendront plaisir à lire!), écrit par Jamia Wilson et illustré par Andrea Pippins, raconte leur histoire d’une façon très imagée, haute en couleur et bien vulgarisée. Virginie Landry

3. Frère d’âme
Le premier roman de David Diop, qui nous transporte dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, vise dans le mille. Dès les premières pages, le héros, le tirailleur sénégalais Alfa Ndyaye, se reproche d’avoir laissé son «plus que frère» Mademba Diop mourir dans la souffrance, les boyaux à l’air, plutôt que de l’avoir achevé comme son camarade l’a supplié de le faire à trois reprises. Désormais seul avec son fusil réglementaire français dans une main et son coupe-coupe africain dans l’autre, Alfa se mettra à traquer les Allemands dans «la terre de personne», collectionnant les mains coupées de ses «ennemis aux yeux bleus». Un récit remarquable qui se lit d’une traite. Aux éditions du Seuil. Jessica Dostie

4. Good Charlotte à Montréal
Ce soir, c’est #VendrediNostalgie pour les fans de musique emo des années 2000 : la troupe des jumeaux Joel et Benji Madden s’amène au MTelus. Ce sera amusant de voir à quel point ils ont changé, étant donné qu’ils ont été populaires grâce à leurs premiers albums, en particulier le classique The Young and the Hopeless. Même si on n’a honnêtement aucune idée s’ils ont fait quelque chose de bon par la suite, le plaisir d’entendre des tubes de jeunesse vaut certainement le détour. Philippe
Lemelin

5. Pandas 3D
«Comme ils sont mignons!» s’est exclamée Clara, chroniqueuse aux affaires enfantines de Métro, à la vue des pandas élevés au Chengdu Panda Base, en Chine. Dans Panda 3D, présenté au IMAX du Centre des sciences, on découvre le défi auquel les scientifiques chinois sont confrontés, soit celui de les relâcher dans la nature. Avec l’aide d’un biologiste qui prend soin d’ours orphelins, ils veilleront à ce qu’un panda nommé Qian Qian recouvre la liberté. La jeune Clara a bien aimé suivre le parcours de Qian Qian vers «la grande forêt», malgré les obstacles qui se sont dressés sur son chemin. Marie-Eve Shaffer

6. Monstres et fantômes
Vous avez envie d’avoir peur pour l’Halloween, mais vous êtes tanné de vos vieux Stephen King écornés? Recueil de 15 nouvelles écrites par autant d’auteures québécoises, Monstres et fantômes propose des histoires à dormir debout rafraîchissantes. Parfois bien sanglantes, parfois plus subtiles, elles sont toujours bien ficelées. Stéphane Dompierre, qui dirige l’ouvrage, a fait appel à des écrivaines reconnues comme Mélikah Abdelmoumen et Marie Demers, mais aussi à des musiciennes comme Fanny Bloom et Stéphanie Boulay. Ces univers variés se juxtaposent à merveille pour nous causer de multiples frousses. Aux éditions Québec Amérique. Benoit Valois-Nadeau

7. Maria by Callas
Confession : on ne connaissait pas la chanteuse d’opéra Maria Callas avant de regarder le documentaire que Tom Volf lui a consacré. Ça tombe bien, le cinéaste non plus… jusqu’à ce qu’il soit bouleversé par sa voix en 2013. Grâce à d’impressionnantes images d’archives et de nombreux extraits d’entrevues, la diva reprend vie sur grand écran plus de 40 ans après sa mort, dans toute sa gloire et sa vulnérabilité. Sa voix hors du commun, son regard perçant et son franc-parler font d’elle une artiste magnétique, qui a d’ailleurs été la coqueluche des paparazzi du siècle dernier. On découvre avec fascination la vie en montagnes russes de cette femme de tête, qui était capable de faire des confidences intimes aux journalistes comme de les envoyer promener. En salle. Marie-Lise Rousseau

Et on se désole pour

François Lambert
Qui cherche à censurer François Lambert? C’est que l’autoproclamé «leader d’opinion» québécois ose ENFIN publier son opinion «non censurée» (et non sollicitée) sur 30 enjeux actuels dans Qu’est-ce que j’en pense, une page Facebook imprimée sur 220 pages. Du haut de sa pile d’aubergines, M. Lambert nous sert son opinion méprisante sur les «assistés sociaux» (contre), le salaire minimum à 15 $ l’heure (contre), la retraite (il faudrait la repousser à 70, 75 ans), etc. À lire avant Noël pour vous préparer aux propos désagréables
de votre oncle. M
étro

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