Cette semaine, Métro craque pour Bohemian Rhapsody, Extinction de voix de Marie-Ève Martel, The Haunting of Hill House, Un nouvel ami, BEC de Dear Denizen, Qualité Motel et Dancing Queen.

Bohemian Rhapsody
Épique, émouvant et parfois comique : le nouveau film biographique sur Queen a été fait par des fans, pour les fans. Rami Malek brille dans le rôle de Freddie Mercury grâce à une performance convaincante. Le récit raconte l’ascension du groupe à partir de ses tous débuts jusqu’à la performance singulière de Mercury, May, Taylor et Deacon au concert Live Aid en 1985, en passant par la création du chef-d’œuvre qui vaut au film son titre. Contrairement à d’autres biopics de rockstars, ce long métrage évite le piège du mélodrame, en plus de recréer fidèlement toute la puissance des performances musicales du mythique groupe britannique. Un grand film, à la mesure des musiciens qu’il honore. Philippe Lemelin

Extinction de voix de Marie-Ève Martel
Les médias régionaux sont en crise. Et si le quotidien ne nous rappelle pas toujours la disparition de ce que plusieurs voient comme une énième pile de papier insérée dans le public-sac, il est bon de souligner les torts qu’a causés la fermeture des dizaines de journaux locaux. La journaliste de La Voix de l’Est Marie-Ève Martel ne bascule pas dans le défaitisme. En plus d’offrir un portrait documenté de la situation, elle attire notre attention sur l’importance de la presse régionale et les outils nécessaires pour que celle-ci soit en santé. Une réflexion pertinente au moment où le cynisme politique s’accentue, tout comme le pouvoir des géants de l’internet, et que la confiance envers les journalistes baisse. Dominique Cambron-Goulet

 

The Haunting of Hill House
Il y a de ces séries qui vous glacent le sang, rentrent dans vos os et occupent votre crâne pendant des jours et, surtout, des nuits. Hill House, c’est tout ça et encore plus. Cela raconte les funestes aventures de la famille Crain et de la maison qu’ils ont occupée quelque temps. Juste assez pour les marquer, pour les traquer. C’est un récit lugubre, épeurant, caractérisé par la tristesse de ses personnages et de son intrigue principale. C’est une histoire de fantômes. De famille déchirée, de recoins sombres, de cauchemars et de fraternité. C’est une histoire à la fois tordue, touchante et horrible. À voir absolument, maintenant. Sur Netflix. Camille Lopez

Un nouvel ami
Je peux bien vous le dire : dès que le deuxième tome de la série Zoé, championne de cas ratés a atterri sur mon bureau, ma petite lectrice de huit ans s’est immédiatement plongée dedans, laissant de côté le livre qu’elle avait commencé la veille. Elle qui avait adoré le premier volet a tout simplement dévoré le second, dans lequel l’attachante Zoé s’est mis en tête d’avoir un chien. Pas de doute : les mots de Catherine Girouard et les illustrations de Vannera Ty font mouche! Aux Éditions de la Bagnole. Jessica Dostie

 

 

BEC de Dear Denizen
«Je me cherche une job, une joooob parfaite», entonne Dear Denizen (Chris Ngabonziza de son vrai nom) sur des notes de synthé électro-dansantes. Il n’en faut pas plus pour qu’on accroche. Ce nouvel EP de quatre titres, intitulé BEC (pour Belle existence chaude) allie harmonieusement synth pop, folk et afropop, avec un rythme et un groove impeccables. La voix riche du Montréalais, teintée de son accent congolais, met en valeur sa poésie joliment imagée et subtilement engagée. Lancement jeudi prochain au Ministère. Marie-Lise Rousseau

 

Qualité Motel
C’est pas la qualité qui compte, le deuxième album de Qualité Motel (projet électro-pop ironique des gars de Mister Valaire), contient son lot de petites perles. Des chansons aux accents très 1990 doublées de thématiques pour le moins… originales comme Basilic, ode aux fines herbes qui met en vedette Koriass et Christian «Curieux» Bégin, ou La peau des gens qu’on aime, dans laquelle les voix de Fanny Bloom et de Marie-Élaine Thibert s’unissent pour chanter la beauté de l’épiderme humain. Rigolotes ou pas, les 13 chansons de l’album sont bien réalisées et mettent en valeur une liste impressionnante de collaborateurs, dont Simon Proulx, Les Louanges, Sarahmée, Jimmy Hunt.
Benoit Valois-Nadeau

 

Dancing Queen
Félicitations aux nouveaux parents : Dance Moms et RuPaul’s Drag Race ont eu un bébé. Un rejeton fabuleux qui combine les mères gérantes d’estrades (et leurs engueulades, leurs attentes beaucoup trop élevées envers leurs filles, ainsi que des numéros de danse assez incroyables) et le style flamboyant et diva-esque d’Alyssa Edwards, l’une des drag queens les plus célébrées de la compétition télévisée de RuPaul. Dancing Queen suit Justin Dwayne Lee Johnson (le coach de danse, et propriétaire d’un studio renommé au Texas), l’homme derrière Alyssa Edwards, et sa jeune troupe de danse. L’émission est drôle, exagérée et ponctuée de numéros de lip-sync scintillants. C’est juste parfait. Sur Netflix. Camille Lopez

 

 

Et on se désole pour…

Mononcle Pelchat
On a eu envie de pleurer (dans la pluie) en prenant connaissance des propos erronés, gratuits et méprisants de Mario Pelchat à l’endroit des artistes «marginaux» et «excentriques» qui ont récolté des trophées au plus récent gala de l’ADISQ. Le chanteur a tout à fait le droit de questionner la place accordée aux artistes «populaires» dans l’industrie, mais pourquoi s’en prendre personnellement à des musiciens talentueux qui font soi-disant «parler d’eux pour toutes sortes d’accoutrements», comme Hubert Lenoir et Klô Pelgag? Grow up, Mario. Marie-Lise Rousseau

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!