Collaboration spéciale

Un film de Noël qui combine zombies et comédie musicale? C’est ce 
que propose le disjoncté Anna 
and the Apocalypse 
de John McPhail.

Ce fut un des événements les plus courus de la dernière édition de Fantasia. S’enfermer en groupe dans le noir pour chanter, taper du pied, hurler de rire et de peur avec un des mélanges de genres les plus incroyables des dernières années. Sur papier, un concept aussi éclaté ne peut fonctionner. Mais à l’écran, si.

«Il fallait être respectueux des nombreux genres, tout en amenant quelque chose de différent et de personnel, raconte en entrevue son réalisateur John McPhail. Je suis fan de zombies depuis l’âge de neuf ans, lorsque ma mère a cogné à la porte de ma chambre un vendredi soir pour me dire que Night of the Living Dead jouait à la télévision. Et j’ai vu suffisamment de films pour savoir comment jouer et m’approprier les codes.»

Inspiré par le cinéma de Romero, Carpenter, Raimi et… John Hughes (Breakast Club en tête!), le récit, qui est basé sur le court métrage Zombie Musical de Ryan McHenry, raconte les tourments d’Anna (Ella Hunt) et de ses camarades de classe qui se font attaquer par une horde de morts-vivants. L’hémoglobine coule au gré des combats hilarants, parsemés d’irrésistibles mélodies sucrées de Roddy Hart et de Tommy Reilly, dans ce film qui est une sorte de pendant satirique de ceux des High School Musical.

«Je rêve qu’Anna and the Apocalypse devienne un classique de Noël. Qu’on le regarde chaque année en 
famille, comme Gremlins et Die Hard.» – John McPhail, réalisateur d’Anna and the Apocalypse, un film qui a de bonnes chances de devenir culte.

«C’était important que les chansons ne soient pas datées, qu’elles demeurent universelles et intemporelles, explique le cinéaste écossais. Après, on délire avec tous les styles possibles et imaginables, de la pop au rock, en passant par les ballades et les pièces plus rentre-dedans.»

Derrière cette séance de carnages et de chorégraphies endiablées se cache pourtant une réflexion sur la fin de l’enfance, la nécessité de voler de ses propres ailes et de survivre dans un monde sauvage.

«C’est à partir de l’adolescence que tu réalises que rien n’est éternel, maintient le metteur en scène, qui avait offert en 2015 la comédie Where Do We Go From Here?. Le chemin des gens se sépare au fil du temps. On finit par perdre des amis ou des membres de sa famille. Les zombies représentent justement cette séparation­.»

Cette mort qui fait partie de la vie est d’ailleurs au cœur de la production, alors que son créateur Ryan McHenry est décédé d’un cancer à l’âge de 27 ans.

«Son ami et coscénariste Alan McDonald a continué à écrire le film, raconte John McPhail. Une de ses versions du scénario était plus déprimante et mélancolique. Mais il est revenu à l’essence du projet, à ce côté si amusant et coloré.»

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