Getty Loreena McKennitt

La fée Loreena McKennitt s’arrête pour deux soirs dans la métropole. Beaux moments en perspective!

Bien qu’elle ait des centaines d’admirateurs dans le monde, Loreena McKennitt n’aime pas le mot «fan». «Je trouve que c’est un terme condescendant, remarque-t-elle lorsque nous la rencontrons à Montréal. Tout de suite, il installe une relation d’inégalité entre les gens qui aiment la musique et ceux qui la créent. Dans le pire des cas, ce mot établit carrément un rapport toxique et destructeur entre les deux parties.»

Contrairement à ce qu’elle décrit, la musicienne née au Manitoba cultive un lien privilégié avec son public : elle le gâte.

Surtout lorsqu’elle sort un disque. «Dans le monde de la pop, plusieurs artistes tentent d’avoir du succès ne serait-ce que pour une seule chanson, dit-elle. Ainsi, quand ils lancent un album, ils le remplissent souvent de pièces très faibles, qui ne servent qu’à accompagner la chanson à succès en question. Ce sont des morceaux qui font office de remplissage, de filler, comme on dit. Moi, j’essaye de faire en sorte que tous mes disques aient une cohésion. Du tout début à la toute fin.»

Cette attention infinie aux détails a présidé à la conception de son dernier disque, Troubadours on the Rhine, paru en février. On peut y entendre un enregistrement live d’une pureté sonore exemplaire, capté lors d’un concert intime en Allemagne. «Les gens qui écoutent notre musique travaillent fort et en veulent pour leur argent, affirme-t-elle. On ne peut pas leur donner n’importe quoi!»

Celle qui dirige et administre sa propre étiquette, Quinlan Road, souligne également à quel point les artistes devraient mieux prendre soin de leur œuvre. Chose qu’elle fait, pour sa part, depuis toujours. «Je veux être certaine que ma musique soit protégée et bien représentée, dit-elle. Et je veux surtout pouvoir exploiter le plein potentiel de mon art.»

À l’occasion de son passage à la Place des Arts, Loreena sera accompagnée de ses fidèles compagnons, Hugh Marsh au violon, Brian Hughes à la guitare, Caroline Lavelle au violoncelle et Ben Grossman aux percussions. «Ils sont si bons que jouer avec eux, c’est comme s’installer au volant d’un Porsche! rigole la musicienne. Je leur fais totalement confiance! Travailler avec des gens comme ça, c’est véritablement un cadeau. Chaque fois qu’on se retrouve, l’atmosphère est singulière, unique.» Une atmosphère dans laquelle les fans, pardons, les admirateurs, seront assurément heureux de se plonger ce soir et demain…

Loreena McKennitt
À la Salle Wilfrid-Pelletier

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