JB Mondino La chanteuse française Olivia Ruiz

Trois ans après Miss Météores, Olivia Ruiz revient avec Le calme et la tempête, un quatrième opus volcanique conçu au cours d’un périple à Cuba et Los Angeles. Rencontre.

D’où vient ce titre, Le calme et la tempête?
J’avais envie de détourner une expression qui ne me paraît pas trop refléter la réalité. Les deux notions s’embrassent et forment un tout. La tempête n’est pas forcément négative, c’est aussi un éclat de rire, la passion, l’exaltation, la flamboyance. C’est un clin d’œil au côté énergique et impulsif qu’on me prête.

Comment s’est passé l’après-Miss Météores?
On est partis six mois en tournée à l’étranger, à Nouméa, à Los Angeles. On ne peut pas dire que j’ai connu l’ennui. On s’est bien amusés, je me suis mise très vite à l’écriture de chansons et à voyager.

Dans quelle direction vouliez-vous partir?

Je vois chaque chanson comme un petit court métrage. Même si les thématiques sont complètement différentes, j’ai l’impression on retrouve la même ligne conductrice que sur les disques précédents, des textes plutôt sombres et des musiques enjouées qui permettent de garder une première lecture agréable. On alterne entre chansons intimes et vrais personnages que j’ai tailladés pour avoir du plaisir à les incarner sur scène.

C’est la première fois que vous voyagez autant entre deux albums?

Oui, d’habitude je ne prends aucun temps pour moi, j’enchaîne directement après la tournée et je reste coincée dans mon petit appartement parisien à écrire. Je me suis donné le droit de prendre mon temps pour écrire et aussi le temps de vivre. J’ai décidé de partir à Cuba. Les trois premières semaines, je n’ai fait que danser, manger, faire la fête. J’ai vécu la vie d’une vraie locale, je gardais les mômes de la maison de famille, je suivais des cours de danse et j’ai voyagé dans tout le pays.

Pourquoi êtes-vous partie à Los Angeles ensuite?

Parce que j’avais besoin d’une certaine solitude pour me remettre au travail. On m’avait proposé de me prêter une voiture, mais je voulais vraiment mon petit cocon, trouver un vrai rythme de vie après trois semaines à danser au rythme du rhum à Cuba. Je m’étais loué une jolie petite maison avec un jardin, c’est tout ce qu’il me fallait.

Il y a toujours un morceau très rock sur chacun de vos albums, comme Une question de pudeur ici. Pourquoi?
J’ai toujours besoin d’avoir un morceau où je lâche les chiens, un contraste fort au milieu d’un album qui amène de l’énergie. J’aime bien pouvoir tout me permettre. J’ai toujours un thème trop intime pour l’aborder dans la demi-mesure. En général, ce sont les chansons qui parlent des gens que j’aime le plus qui ont besoin d’être les plus énergiques. Ce sont ceux que j’électrifie le plus.

Quel bilan tirez-vous de vos 10 ans de carrière?
Je ne pense jamais à l’avenir, je suis quelqu’un qui vit dans l’instant. Ce serait difficile de ne pas être satisfaite. J’ai bien travaillé. Je n’ai pas trop laissé de plumes dans ce métier. Il m’a donné bien plus qu’il ne m’a pris.

Auriez-vous pu vous épanouir dans un autre métier?

Oui, en étant travailleuse sociale, psychologue ou simple auteur, des métiers qui vont vers le même axe. Mais mon but reste simple, je veux surtout divertir les gens. Tout ce qui m’importe, c’est de réussir à leur faire oublier leurs emmerdes.

Le cinéma, c’est une expérience que vous aimeriez réitérer?

Oui, j’en ai très envie, mais j’attends aussi de trouver le réalisateur qui me donne envie de me suivre, comme Martin Valente dans Un jour, mon père viendra, et un personnage auquel je pense pouvoir apporter quelque chose. On ne m’a rien proposé qui m’ait plu pour le moment, pas de coup de cœur.

Le calme et la tempête
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