28e FIFA: Aux premières loges de la création
Pouvoir être aux premières loges de la création, voilà la raison d’exister du Festival international du film sur l’art (FIFA). Le plus important festival du genre au monde s’ouvre ce jeudi avec, au programme, 230 films provenant de 23 pays. Peinture, sculpture, architecture, design, photographie, danse, musique, littérature, etc. : toutes les formes d’art y sont représentées.
«Chaque année, on va chercher les meilleurs films dans tous les domaines artistiques, produits au cours de l’année», explique René Rozon, fondateur et directeur général du FIFA. Le festival s’ouvrira avec le film Vivre avec l’art… un art de vivre, qui présente le portrait du collectionneur Bernard Landriault à travers ses réflexions, sa relation avec les Å“uvres et les artistes de sa collection.
«Ce film prouve que, finalement, l’art est accessible, contrairement à la croyance populaire», dit René Rozon. Le FIFA se clôturera avec la présentation de Views of Vermeer – 12 Short Stories, dans lequel divers artistes expriment leur admiration pour l’Å“uvre du peintre hollandais, qui n’a laissé que 35 tableaux en héritage.
Le FIFA sera aussi le théâtre d’une compétition internationale qui mettra cette année de l’avant 43 films provenant de 14 pays, dont 9 productions canadiennes, parmi lesquelles se retrouveront 8 productions québécoises. «D’habitude, on présente environ trois ou quatre films québécois en compétition, note le fondateur du FIFA. Cette année, on en a le double! C’est une très bonne année pour la production cinématographique québécoise en art.»
Une vingtaine d’événements spéciaux sont aussi au menu des 10 journées du FIFA. Une vingtaine d’occasions pour le public de rencontrer les artistes et réalisateurs des productions au programme, tels que l’auteure Antonine Maillet, sujet du film Antonine Maillet – Les possibles sont infinis, ou encore le comédien et danseur Marc Béland, qui a participé au film Quarantaine.
Chemins moins fréquentés
Des thèmes moins souvent abordés dans les films sur l’art, comme la BD et la mode, font également l’objet de productions. Soulignons la présentation du film Loisel et Tripp, traits complices, qui porte sur les deux auteurs des bandes dessinées Magasin général, ou encore Je m’appelle Denis Gagons, un portrait du designer québécois qui célèbre cette année ses 10 ans de carrière.
«La première séance du film sur Denis Gagnon affiche déjà complet, et on a dû ajouter une séance supplémentaire», tient à souligner le directeur général du FIFA. Le Festival international du film sur l’art est donc loin d’être un événement réservé exclusivement aux spécialistes de l’art. «Les étudiants en danse et les danseurs professionnels vont venir voir les films sur la danse, mais Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui prennent des cours de danse le soir, y trouveront également leur compte», assure René Rozon.
FIFA
Dès jeudi et jusqu’au 28 mars