Collaboration spéciale Suzanne Desrochers

Chaque semaine, Métro pose quelques questions à un auteur.

Suzanne Desrochers a grandi en Ontario et vit aujourd’hui à Londres. La fiancée de la Nouvelle-France, son premier roman a été répertorié parmi les 100 meilleurs livres de l’année 2011 par le Globe and Mail.
Ce roman raconte l’histoire de Laure Beauséjour, qui grandit dans un dortoir à Paris au milieu des prostituées, des folles et des misérables. Avec son amie Madeleine, elle rêve de devenir couturière. En 1669, les deux jeunes femmes sont envoyées au Canada comme «filles du roi»…

Que lisez vous en ce moment?
Plutôt des sites internet sur les bébés et la maternité car j’ai deux tout-petits enfants. Mais j’aborde aussi l’Iroquoisie, l’incroyable étude historique des nations iroquoises de Léo-Paul Desrosiers.

Qui sont vos trois auteurs préférés?
Margaret Atwood, Virginia Woolf et Ernest Hemingway.

Qu’est-ce qui vous a amenée à l’écriture?
J’écris depuis mon enfance. Ça fait partie de mon identité.

Chaque écrivain a des routines d’écritures qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
J’écris chaque jour très tôt le matin. Il y a pour moi une connexion avec le monde des rêves à l’aube qui disparait au cours de la journée.

En tant qu’auteure, quelle est votre plus grande peur?
Je n’associe pas vraiment l’écriture avec la peur. Pour moi, il s’agit d’une liberté par rapport à ces émotions négatives, une façon d’éclairer mon esprit.

Quelle est votre expression ou citation favorite?
J’en ai plusieurs! Mais celle à laquelle je reviens souvent est «Ce n’est pas la tête qui a des ailes, c’est le cœur» de Mirra Alfassa, une femme française connue comme «la Mère» en Pondichéry, Inde.

Quel livre auriez-vous aimé écrire?
Beautiful Losers, de Leonard Cohen. Ses observations sur la culture et les politiques, disons sur l’esprit canadien, nous ont laissé avec une mythologie et une philosophie. Dommage que la lecture de son roman ne soit pas de rigueur pour nos élèves.

Quel est votre pire défaut?
Je suis impatiente et obsédée par le passage du temps. Mes enfants vont peut-être me montrer une nouvelle façon de penser à cet égard.

De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
Je suis contente que mon roman sur les Filles du roi ait été si bien reçu au Canada anglais. Ce fût pour moi, un vrai mariage des éléments centraux de mon identité culturelle. J’espère qu’au Québec le livre pourra contribuer de nouvelles perspectives sur ces «mères fondatrices».

Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?
J’aime l’écriture qui s’engage à illuminer les évènements du passé négligés par l’Histoire. Malheureusement les romans historiques se concernent souvent avec la dramatisation de l’histoire très connue des aristocrates.

La fiancée de la Nouvelle-France
Hurtubise

La fiancée de la Nouvelle-France

Aussi dans Culture :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!