Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Celleste, Melissa Bel, Sinik, Katherine Jenkins et Nolwen Leroy.

Rock de fille
Celleste
Join the infestation (3/5)

Ce deuxième album de la chanteuse de Pointe-Saint-Charles Celleste ne réinvente pas la roue, mais est certainement plutôt efficace dans son créneau. Des paroles inspirées qui appellent les filles en peine d’amour à reprendre la maîtrise de leur vie, des airs entraînants qui donnent envie de taper du pied… Celleste a une voix puissante et profonde, parfaitement adaptée au son bien rock qu’elle et son réalisateur, Eric Dick, donnent à l’ensemble – dans certains passages, notamment dans la pièce-titre, l’influence de Joan Jett se fait d’ailleurs beaucoup sentir. En bref, un album sympathique à écouter en s’époumonant un bon coup.

– Jessica Émond-Ferrat

Rien de nouveau
Melissa Bel
Distance (3/5)

Rien de nouveau sous le soleil de la planète blues. La Canadienne  Melissa Bel a une magnifique voix soul, ses chansons sont sympatiques, et on n’a pas le temps de vraiment s’ennuyer avec ce court album de six pièces. Mais sa musique ne révolutionnera pas l’univers du blues. Ses chansons manquent malheureusement d’originalité. Plusieurs de ses compositions (comme Joy Ride et Lovesick) rappellent des airs qu’on a entendus mille fois. Sa version de Ain’t no Sunshine de Bill Withers est toutefois plutôt charmante. Elle pourrait mettre à profit sa voix suave dans un style musical plus rock.

– Rachelle McDuff

Révolte en famille
Sinik
La plume et le poignard (3/5)

Le rappeur Sinik, que d’aucuns affublent du titre d’«Eminem français» – il déteste –, endisque une cinquième fois ses rimes sur La plume et le poignard. Véritable figure hexagonale du genre depuis sa Main sur le cœur, en 2004, le chanteur engagé s’épanouit en famille. Avec lui sur cet album : Medine, Alonzo, Leck ou encore Kayna Samet, seule voix féminine de l’opus. Des textes caricaturaux – comment ne pas rire des titres Légitime défonce ou Slum drogue millionaire? – le gardent loin du Panthéon des poètes. Mais si la plume n’est pas toujours affûtée, elle se fait tranchante et sincère. Qui plus est, l’album est parsemé de beats accrocheurs, quoiqu’un peu convenus.

– Charles-Éris Blais-Poulin

Soupe opéraaaa!
Katherine Jenkins
Music from the movies (2/5)

En cette période de course aux Oscars, on se disait que ce disque de reprises de chansons de films signé Katherine Jenkins, constituerait une sympathique trame sonore thématique. Erreur. Avec son chant mi-pop mi-classique grandiloquent et forcé, l’interprète galloise, habituée des émissions à la X Factor, signe des réinterprétations tellement exagérées qu’elles en deviennent caricaturales. Vous pensiez que la version originale de Everything I Do (I Do it For You) était sirupeuse? Attendez de l’entendre en mode opéra italien avec des arrangements lyriques de fin du monde! Et que dire de Kiss From A Rose? Ich. Comment on dit déjà? Ah oui : trop, c’est comme…

– Natalia Wysocka

Mal de mer
Nolwen Leroy
Ô filles de l’eau (2/5)

Après Bretonne, Nolwenn Leroy persiste et signe : elle  nous offre Ô filles de l’eau, un disque de nouveau inspiré de ses origines celtes. On n’avait pas été envoûté par le précédent album, et c’est encore le cas avec ce dernier-né. L’ex-star académicienne à la voix toujours aussi impressionnante nous immerge (et nous submerge!) dans le monde marin de sa Bretagne natale. Le tout, tantôt en français, tantôt en gaélique, tantôt en anglais. Si les mélodies celtiques nous ont conquis d’emblée, les textes «cucul» et la manière de les interpréter nous donnent le mal de mer. Avouons-le, nous avons peiné à écouter d’une traite ce fade album. Et on ne s’étendra pas sur la pochette quétaine, même si elle est en accord avec le titre..

– Anicée Lejeune

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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