Merrick Morton Dans The Last Stand, Arnold Schwarzenegger incarne le shérif d’un petit village qui doit se battre contre une bande de mercenaires.

Avec le film The Last Stand, Arnold Schwarzenegger effectue son véritable retour au grand écran.

Arnold Schwarzenegger aime bien prendre les gens de court. «Je suis très content d’être de retour», lance d’entrée de jeu l’acteur, en faisant référence à son fameux «I’ll be back» de Terminator, avant même que nous ayons la chance de faire la blague, peu originale. Après avoir été à la tête de la Californie pendant sept ans, la star est bel et bien de retour dans le monde du cinéma. Dans The Last Stand (Le dernier combat), Schwarzenegger incarne le shérif d’un petit village qui doit se battre contre une bande de mercenaires.

«Comme vous vous en souvenez peut-être, quand je me suis lancé en politique, en 2003, j’avais dit que j’y resterais sept ans et que je reviendrais par la suite au cinéma, déclare l’acteur. En fait, je n’ai jamais quitté l’industrie du cinéma, j’ai seulement fait un petit détour.»

Pendant cette «pause», le cinéma a changé, et Schwarzenegger, toujours considéré comme une valeur sûre par les producteurs, que le film dans lequel il joue soit un flop ou un succès, l’a constaté. «J’ai eu un peu la trouille en revenant, parce qu’on ne sait jamais si on va être accepté ou non, admet-il. Il faut rester terre à terre. Parfois, on a une bonne idée de ce qu’on aimerait faire, mais les producteurs, même s’ils croient parfois à l’idée, ne voient pas la rentabilité de l’affaire. C’est ça, le show-business, poursuit-il. C’est le spectacle, le jeu, la performance, mais, au-delà de tout ça, il faut que le public soit au rendez-vous, parce que faire des films, ça coûte très cher.»

À 65 ans, le Terminator est bien conscient qu’il n’est plus une petite jeunesse. Et il accepte les blagues sur son âge. «L’idée n’est pas de surfer sur ça, mais il faut apprendre à en rire, ça aide», indique-t-il. Dans The Last Stand, le filon est habillement exploité. «C’est important d’être capable de rire de soi.»

Même s’il demeure candide à propos de son âge, le spécialiste des films d’action avoue que vieillir n’est pas facile. «C’est la même chose pour tout le monde, dit-il. On vit tous les mêmes petits drames. On se regarde dans le miroir et on se demande ce qui s’est passé. Avant, j’avais des muscles et, maintenant, ça se détériore. Je me sens bien aujourd’hui, mais j’ai eu mon lot de blessures pendant ma carrière. Quand vous soulevez autant d’haltères dans une vie, c’est normal que des petits bobos surgissent. J’ai subi plusieurs opérations, et mon corps a dû être «ramanché» plus d’une fois! La médecine a beaucoup évolué et, aujourd’hui, je suis assis devant vous et je me sens très bien. Je suis prêt à faire n’importe quoi!»

Et les suites?
Une des stratégies d’Arnold Schwarzenegger dans son retour au grand écran a été de dépoussiérer de vieux projets qui ont fait son succès, comme Conan, Twins et Terminator. Mais tout n’est pas sur les rails.

«C’est souvent une question de timing, explique l’acteur. J’aimerais pouvoir refaire Conan demain matin, mais Universal vient tout juste d’en acquérir les droits. On croit vraiment au retour de ce personnage. Quelque chose devrait se passer cette année.»

Triplets, la suite de Twins, est déjà dans les cartons. «Ça fait 10 ans que je pousse Universal vers ce projet, lance Schwarzenegger. Mais les gens qui étaient en place jusqu’à tout récemment n’y croyaient pas. La nouvelle équipe est toutefois très enthousiaste et se demande pourquoi on n’a pas lancé le projet avant. Les scénaristes sont au boulot, et nous pourrons tourner sous peu.»

Des rumeurs parlent également d’un Terminator 5, mais rien n’est encore confirmé.

The Last Stand
En salle dès vendredi

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