Collaboration spéciale Martin Léon

Cette semaine, on craque pour… les reprises de Doolittle du projet Redoo, Marilyn Castonguay dans L’affaire Dumont, Show laboratoire exotique de Martin Léon, Le roi se meurt, Californication (saison 5), la trame sonore de Girls saison 1 et la première saison de Veep.

Et on se désole pour… l’étrange emploi du temps de M. Harper.

1. Les reprises de Doolittle du projet Redoo
Peu de disques possèdent la force de frappe de Doolittle, album historique des Pixies qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie en 1989. Dans un joyeux hommage intitulé Redoo, des groupes de la scène française de Lille, dont We Are Enfant Terrible, remanient les célèbres titres du tout aussi célèbre band de Boston. Ça commence en force avec Debaser, revisité par le quatuor Le Duc Factory, «got me a movie, ha ha ha ho!». Pour la suite, ça donne un melting-pot avec un peu de rock, une solide dose d’électro et une touche très branchée. Pour certaines reprises, ça fonctionne bien. Pour d’autres, beaucoup moins. Mais ça reste un objet sympa, sincère et divertissant. Paraît que même Frank Black a aimé. Ha, ha, ha, ho! À écouter sur redoo.fr (Natalia Wysocka)
2. Marilyn Castonguay dans L’affaire Dumont
Au sein d’une distribution très talentueuse avec Marc-André Grondin en tête, on a retenu du dernier long métrage de Podz la découverte d’une comédienne qu’on n’a certainement pas fini de voir sur nos écrans : Marilyn Castonguay. Dans le rôle de Solange Tremblay, la conjointe envers et contre tous de Michel Dumont, accusé à tort d’un viol, la jeune femme se révèle touchante, tout en nuances, et incarne à merveille la détermination amoureuse d’une femme inépuisable dans sa quête de justice et de vérité. L’affaire Dumont, présentement en DVD. (Jessica Émond-Ferrat)
3. Show laboratoire exotique de Martin Léon
Martin Léon a le don d’écrire de la musique qui fait planer, qui fait voyager. Quoi de plus naturel, alors, que d’emmener le public avec lui dans le «voyage» qui l’a mené à la création de son album Les atomes? Musique et images s’entremêlent avec les anecdotes de voyage au cours de ce spectacle intimiste où on a l’impression de changer complètement d’univers. Conteur efficace, Martin Léon possède le charisme et l’aisance nécessaires pour que l’exercice se révèle envoûtant et jamais ennuyant. Dépêchez-vous, parce que les billets s’envolent comme de petits pains chauds! Au Théâtre de Quat’sous jusqu’au 14 février. (Jessica Émond-Ferrat)
4. Le roi se meurt
Le metteur en scène Frédéric Dubois en fait, des choix audacieux, dans son adaptation du chef- d’œuvre d’Eugène Ionesco, Le roi se meurt. Et ça tombe bien, puisque ceux-ci vont comme un gant au texte du maître de l’absurde. D’abord, Dubois a confié le rôle du vieux roi au tout jeune – et formidable – Benoît McGinnis. En­suite, sa mise en scène dépouillée et efficace comprend notamment des déplacements des comédiens dans les rangées et un immense miroir sur scène permettant des jeux de reflets intéressants. Si bien qu’on ne peut que se sentir interpellé par cette pièce au sujet somme toute véritablement universel. Au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 9 février. (Jessica Émond-Ferrat)
5. Californication (saison 5)
Hank a pris 100 ans, Marcy est devenue antipathique, Runkle ressemble de plus en plus à une caricature de lui-même et le va-et-vient entre les «je t’aime, tu es le seul à me comprendre» et les «tu es trop irresponsable et tu vas finir par me rendre folle» de Karen commence à devenir lassant. L’écriture de Tom Kapinos, quant à elle, absolument brillante dans l’extraordinaire première saison, s’est légèrement amochée, et on assiste de plus en plus à des émissions filler avec des flash-back un peu poches. Pas grave. Depuis notre coup de foudre initial et absolu pour Californication, notre passion s’est certes affaiblie, mais elle demeure néanmoins présente. Et c’est pourquoi on écoute tous les nouveaux épisodes parus en DVD. On rechigne un peu, on se désole : «Ah! ce n’est plus comme dans le temps!», mais au final, il y a encore et toujours beaucoup trop d’éléments dans cette histoire d’amour – car c’en est une! – pour qu’on décroche et qu’on ne finisse pas par se dire que, franchement, quand même, c’est vraiment trop bon. La 5e saison de Californication, en magasin.(Natalia Wysocka)
6. La trame sonore de Girls saison 1
Le 8 janvier, c’est-à-dire 5 jours avant le retour de Girls au petit écran, HBO lançait la bande sonore de la première saison, histoire d’aguicher encore plus les mordu(e)s de l’émission. Qu’on aime les personnages ou pas, ou qu’on doute encore du génie de la réalisatrice et actrice Lena Dunham, force est d’admettre que la sélection musicale est franchement excellente. Girls, Vol. 1 regroupe 14 chansons de groupes indies (18 avec l’édition deluxe); certains qu’on connaît et qu’on affectionne, d’autres qu’on prend plaisir à découvrir. Quelques noms balancés comme ça : Santigold, The Echo-Friendly, Belle & Sebastian, Oh Land, Fleet Foxes… Girls, Vol. 1, offert en magasin et sur iTunes. (Josie Desmarais)
7. La première saison de Veep
Une vice-présidente abonnée aux bourdes, un staff tout aussi gaffeur, des dialogues qui fusent… Veep nous emmène, sur un ton parodique mais crédible, dans les coulisses de Washington. Écrite par un duo… britannique, l’histoire se construit autour d’une Selina Meyer aigrie par l’ignorance dont fait preuve le président. Égocentrique, déterminée à marquer l’Histoire, Selina Meyer, interprétée par Julia Louis-Dreyfus (nommée aux Golden Globes), réussit surtout à éviter in extremis les catastrophes médiatiques. Ses visites quotidiennes aux politiciens et aux citoyens l’entraînent inexorablement vers des situations «tragicomicocyniques», comme cette scène où elle goûte à un sorbet chez une famille de glaciers, le sourire aux lèvres… et le ventre intoxiqué. Rythmée, parfois hystérique, bien jouée, un brin impertinente, réaliste (de quoi alarmer le spectateur lambda), la série d’HBO aura une suite au printemps. La première saison de Veep, présentement en magasin. (Baptiste Barbe)

MÉTRO EN ENFER

L’étrange emploi du temps de M. Harper
Mercredi dernier, le premier ministre a envoyé un drôle de gazouillis sur son compte Twitter. «J’ai eu le plaisir de rencontrer aujourd’hui, dans mon bureau, Hubert et Andréanne, de l’émission Occupation double!» Pour appuyer cette étonnante révélation, Stephen Harper a joint à son message la photo ci-dessous. Une photo sur laquelle on le voit, effectivement dans son bureau, et effectivement en tête à tête avec les heureux gagnants d’OD. Eh bien! On dit souvent qu’une image vaut mille mots. Celle-ci vaut simplement mille points d’interrogation. (Natalia Wysocka)

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