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Mara Tremblay: Cette fois-ci, c'est la bonne

Jessica Émond-Ferrat - Métro

L’an dernier, une hernie discale avait forcé Mara Tremblay à annuler plusieurs concerts, dont sa participation aux FrancoFolies. Ce n’était toutefois que partie remise : la chanteuse renoue avec la scène montréalaise pour cette 22e édition du festival. «J’ai tellement hâte! lance Mara. On a vraiment l’impression de participer à quelque chose de grand, de faire partie d’un événement spécial quand on chante dans un tel festival.»

Après une tournée dans plusieurs régions du Québec qu’elle a effectuée une fois rétablie, Mara Tremblay présente son spectacle Tu m’intimides  à Montréal. «C’est exactement le même spectacle que j’aurais fait l’an dernier, je n’ai rien changé, dit-elle. J’avais déjà donné quelques représentations, et j’avais tellement aimé que je voulais continuer dans cette veine.»

Dans le spectacle Tu m’intimides, Mara Tremblay reprend les chansons de ses quatre albums, mais adaptés au style de son dernier, à la facture plus folk. «Il y a des chansons là-dedans que je fais depuis environ 10 ans, alors ça fait du bien de leur donner un nouveau souffle», croit-elle. Du reste, la chanteuse sera entourée de ses musiciens habituels. «C’est une grosse partie du fun que de jouer avec eux, on se connaît par cÅ“ur maintenant», lance-t-elle. Mara a aussi participé hier au spectacle Carte blanche à Renée Martel.

«Cette année, je ne fais que mon spectacle et celui de Renée, mais généralement je suis sur scène beaucoup plus souvent, avec plein de gens, dit-elle. J’aime le fait d’alterner,  de jouer d’autres chansons que les miennes, avec d’autres gens. Ça fait du bien!» C’est entre autres pourquoi elle a accepté l’invitation à participer au spectacle de L’autre Saint-Jean. «Je suis aussi très heureuse à cause de l’espace qui nous est accordé, ajoute-t-elle. Enfin, une?Saint-Jean qui donne une vraie place aux artistes, sans contrainte télé!»

La culture, l’âme d’un peuple
Vu son affection pour le festival, Mara Tremblay a été particulièrement révoltée par les coupures dans les subventions accordées aux FrancoFolies. «Les coupures en culture, c’est une horreur, croit-elle. La culture, c’est l’âme d’un peuple. Ça prend un exutoire par lequel passe notre identité. C’est souvent par la culture qu’on se souvient de ce qui a marqué une époque.» 

Au moment de l’entrevue, la chanteuse a donc été ravie d’apprendre l’existence de l’opération de solidarité Fou des Francos, lancée une semaine plus tôt, et qui invite les gens à offrir une contribution volontaire pour soutenir le festival. «Ça donne de l’espoir, on voit que les gens ont véritablement la culture à cÅ“ur. J’espère que ça ouvrira les yeux au gouvernement : oui, il y a une culture au Québec! Il ne faut pas l’ignorer!»

Tu m’intimides

Au Club Soda
Ce soir à 19 h

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