Martin Petit: Un feu de joie des tabous
Vous hésitez à aller voir ce troisième one man show de Martin Petit? Vous avez tort. Sans arriver à vous décrocher la mâchoire, l’humoriste saura provoquer chez vous différentes formes de rires : de gras à fins, en passant par gênés. Son fil conducteur? Les tabous.
De sa Subaru devenue «multigrains» à cause de ses deux fils, en passant par les écolos «qui nous lâcheront pas tant qu’on ne lavera pas notre linge à l’eau de pluie», sans oublier la «voleuse à roulette» (l’ex-gouverneure générale Lise Thibault), Martin Petit tire de tous bords tous côtés.
Il critique notamment le politically correct qui s’est emparé de notre vocabulaire. «Un vieux est devenu un aîné, un fucké est désormais un bipolaire, y a que les gros qui se sont fait avoir dans l’histoire. On les appelle désormais des obèses morbides!» Pipi-caca, les Italiens, Anne-Marie Losique, le suicide, Lucien Bouchard, la religion, Al-Qaïda, la masturbation : tout y passe ou presque.
Seul bémol : Petit est bien plus drôle lorsqu’il se regarde le nombril et qu’il parle de son quotidien que lorsqu’il aborde des sujets plus généraux comme la religion, la guerre ou la souveraineté.