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Arthur et les Minimoys: en mode famille

Quelle mouche a piqué Luc Besson? En l’espace de seulement quelques mois, trois de ses réalisations débarquent au Québec. Après Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, voici qu’arrivent coup sur coup Arthur et la vengeance de Maltazard et Arthur 3 : La guerre des deux mondes qui s’adressent toujours à un public familial.«C’est vrai que depuis quelques années, j’ai envie de films plus légers, plus sympathiques, admet le célèbre cinéaste lors d’une conversation téléphonique. C’est une phase. Il ne faut pas aller à contre-courant de ce qu’on ressent. Si je suis lancé là-dedans, c’est que je devais en avoir besoin.»

La dernière fois qu’on a eu des nouvelles d’Arthur, il devenait l’ami des Minimoys, des trolls lilliputiens qui aiment bien rigoler. Le voilà de retour dans deux longs métrages qui mélangent à nouveau prises de vues réelles et animation. «On rêvait de pouvoir faire la trilogie, mais on a d’abord réalisé le premier film, raconte celui à qui l’on doit entre autres Le Grand bleu. On ne peut pas faire de trilogie si le premier n’a pas obtenu de succès. Ce n’est qu’après qu’on s’est autorisé à faire les deux autres.»

Cette fois, Arthur (qui est toujours incarné par Freddie Highmore) se précipite chez ses petits compagnons, les croyant en danger. C’est là qu’il réalise que le fourbe Maltazard (voix de Gérard Darmon en français et de Lou Reed en anglais) cherche à conquérir le monde, se mettant même à dos son propre fils Darkos (Marc Lavoine/Iggy Pop). «J’aimais beaucoup l’espèce de situation shakespearienne entre Malthazard et Darkos, explique le metteur en scène. Le fils en veut au père parce qu’il l’a trahi. Aussi, il y a la rédemption du père d’Arthur qui avoue avoir été un mauvais père. Ce sont tous des thèmes que je voulais développer. C’est assez unique dans un film pour enfants de montrer des parents qui s’excusent de ne pas avoir été de bons parents.»

Le grand désert

À la sortie d’Arthur et les Minimoys en 2006, Luc Besson annonçait que ce serait probable­ment son dernier film et qu’il n’avait plus envie de tourner. Le père de Nikita s’est cependant ravisé. «C’est vrai qu’à un moment donné ma passion m’a un peu quitté, avoue le réalisateur. J’ai fait Le Cinquième élément et Jeanne d’Arc dans la foulée et ça m’a épuisé. Parfois, on voit des gens tous les jours et on finit par moins les apprécier. Dès qu’on s’en va une semaine ou deux, on les retrouve avec plaisir et on les redécouvre. Je crois que c’est ce qui m’est arrivé avec la mise en scène. J’en avais un peu marre, mais j’ai attendu que ça revienne. Je crois que ce moment de répit m’a redonné goût à ça.» 

Arthur et la vengeance de Maltazard
en salle dès vendredi

Arthur 3 : La guerre des deux mondes
En salle le 11 mars

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