Les diamants et le plastique du titre du troisième album de Ian Kelly ont un point en commun, explique-t-il : «Un jour, j’ai entendu un humoriste américain à la télévision dire que les femmes aimaient les diamants parce qu’ils sont éternels… comme les sacs de plastique! J’ai trouvé l’image intéressante, dit-il. Il ne faut pas oublier que les gestes qu’on pose ont un impact durable. On a l’impression que, quand on flushe la toilette, tout finit, c’est réglé, mais six mois plus tard cette eau revient dans le robinet.» Métro s’est entretenu avec le musicien.

Le titre de ton album a une connotation écologique. Sans que ça soit particulièrement explicite, est-ce aussi un thème qui a inspiré certains textes que tu as écrits?
Pas de façon explicite en effet. Il ne faut pas que ce soit précis, sinon ça devient trop lourd. Là, les gens peuvent interpréter à leur façon. Je ne peux pas parler pour les autres, alors ce sont des textes qui partent de mon propre point de vue. Par exemple, We’ll Meet Again a été inspirée par un moment où j’ai coupé un arbre infesté de fourmis dans ma cour et que je suis allé le porter dans le bois. J’ai commencé à penser à ce qu’il allait devenir. Il y a aussi beaucoup de chansons qui traitent de sujets qui me dérangent, comme le fait que l’économie soit une priorité dans le monde. Pourquoi le diamant ou l’or a plus de valeur que le plastique? S’il y a une grosse famine demain, tu vas faire quoi avec ton or?  

Tu viens tout juste de finir la tournée de ton précédent album, Speak Your Mind, et tu lances déjà un nouvel album… Crains-tu les temps morts?
Quand c’est tranquille, j’ai l’impression que les choses ne vont pas bien! Mais la tournée de Speak Your Mind a été longue, ça durait depuis septembre 2008. Donc, je commençais à avoir besoin de faire des nouvelles chansons.

Tu as composé tes premiers albums chez toi. As-tu encore procédé de cette façon?
Presque! Cette fois, j’ai loué un chalet proche de chez moi, à Morin Heighs, pour que mes musiciens puissent venir y enregistrer avec moi. J’avais envie qu’on soit dans le même endroit en même temps pour jouer. Sur Speak Your Mind, il n’y avait pas deux musiciens qui s’étaient croisés! Et l’autre avantage, contrairement au studio, c’est qu’il n’y a pas de «compteur qui tourne», on a le temps d’essayer des affaires, d’avoir du fun…?Et plus je vieillis, plus j’essaie de passer un moment agréable LÀ, et pas seulement une fois que
l’album est terminé.

Tu n’as aucune pièce en français sur cet album…
Je ne dis pas que je ne le ferai pas un jour, puisque je suis très fier de cette partie de mon héritage culturel, mais je ne le sens pas en ce moment. Mon type de voix, de musique, me semble mieux aller avec l’anglais. Ce n’est pas une prise de position; qu’importe la langue si une chanson est bonne?

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