Jodie Foster aime les défis. Et elle en a trouvé un de taille en réalisant le film The Beaver (Le complexe du castor), dans lequel elle joue également. The Beaver raconte l’histoire d’un père de famille (Mel Gibson) qui, pour composer avec une dépression handicapante, commence à communiquer avec le mon-de par le biais d’une marionnette de castor. Il n’a pas été aisé de trouver le juste équilibre entre l’absurdité de la prémisse et le sérieux du sujet. «Ça ne peut pas seulement passer de « Oh! Une marionnette de castor! Ha ha ha » pour ensuite reprendre le chemin du drame tout d’un coup», fait valoir la cinéaste.

Cette juxtaposition d’humour et de douleur est en quelque sorte une pierre d’assise pour Foster, dont les précédents contrats de réalisation mêlaient adroitement les deux. «J’aime approcher les sujets sombres avec légèreté, dit-elle. Et parfois, je dis aux gens que je peux prendre un scénario incroyablement drôle et en enlever la comédie en un claquement de doigts!»

Heureusement, Gibson a grandement aidé à garder l’ambiance légère. Foster avait compris rapidement le penchant du comédien pour les tours pendables lorsqu’ils jouaient ensemble dans le film Maverick, en 1994, mais la réalisatrice assure que, cette fois-ci, il s’est bien comporté.

«Parfois, je crois que ses blagues viennent du fait qu’il s’ennuie tellement, que ces tournages sont si longs qu’il faut trouver de quoi s’occuper, dit-elle. Je connais ce sentiment. C’est un gars impatient, et le tournage de Maverick avait duré 110 jours. C’est long, six mois d’une vie. Il faut trouver un moyen de s’amuser ou on n’a aucun plaisir!»

Alors que la sortie du film approchait – et alors que les problèmes personnels de Mel Gibson étaient rendus publics -, Foster est devenue une sorte de meneuse de claque pour son acteur vedette, même si les potins au sujet de celui-ci nourrissaient les tabloïds et la laissaient perplexe. «Je ne sais pas quoi dire aux gens. C’est une grande question : peut-on mettre de côté ce qu’on connaît de privé à propos de quelqu’un parce que ça a été exploité sur l’internet? Peut-on oublier ça quand on regarde un artiste? Je ne sais pas. C’est une bonne question», dit-elle.

Jodie Foster croit que les changements dans la culture de la célébrité, qu’elle a vus se produire dans les dernières années, n’aident en rien. «Tout est différent de ce que j’ai connu auparavant, dit-elle. Ça n’a pas toujours été comme ça, et c’est un phénomène très étrange qui ne me semble pas naturel. Mel n’est pas à l’aise avec ça, et moi non plus, mais certains le sont, semble-t-il. Paris Hilton?»

The Beaver
En salle dès vendredi

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