MONTRÉAL – Le batteur des Black Keys a passé les dernières journées à en découdre avec les inconditionnels de Justin Bieber, surnommés les «Beliebers», sur le réseau social Twitter.

Entre le 12 et le 17 février, Patrick Carney a carrément inondé le réseau social. En tout, pendant ce laps de temps, le musicien aura envoyé et fait suivre environ 300 messages sur Twitter.

Patrick Carney est même allé jusqu’à changer son avatar et son nom pour celui de l’interprète de «Baby» pendant quelques heures au cours du week-end, ce qui a évidemment causé un regain de fureur chez les admirateurs de l’artiste de 18 ans.

«Tapette», «Gai», «J’espère que tu te feras frapper par un autobus», «Ne rigole pas avec les ‘Beliebers’, je t’assure, ça va mal finir» figurent parmi les messages envoyés à l’adresse de Patrick Carney.

Le batteur a répondu de façon parfois caustique, parfois absurde, à ces insultes homophobes, à diverses menaces de mort et à ces remarques vulgaires.

Si certains internautes ont choisi de déverser leur fiel sous le couvert de l’anonymat, d’autres ont accusé Patrick Carney de faire de la cyberintimidation et de s’en prendre sans raison au chanteur de Stratford, en Ontario.

«Tu vas trop loin», lui a fait remarquer l’un d’entre eux le 16 février.

Toute cette histoire a commencé par un commentaire fait par le batteur au site spécialisé en célébrités TMZ.

Les Black Keys venaient alors de remporter trois prix aux Grammy Awards, et Patrick Carney avait lancé à la caméra que Justin Bieber, qui n’a jamais remporté de statuette lors de cette cérémonie, était de toute façon «riche», et que «les Grammys sont pour la musique, pas pour l’argent».

Peu après, Justin Bieber avait répliqué sur Twitter que «le batteur des Black Keys devrait recevoir quelques gifles». Depuis, il n’a fait aucune allusion à Patrick Carney sur le réseau social.

Les agents de Patrick Carney et de Justin Bieber n’ont pas répondu aux courriels envoyés samedi par La Presse Canadienne.

Ce n’est pas la première fois que le batteur du groupe de l’Ohio se moque allègrement d’un artiste. Sa sortie sur le groupe rock canadien Nickelback dans le magazine Rolling Stone, en janvier 2012, avait fait couler beaucoup d’encre.

«L’idée que le groupe rock le plus populaire au monde produise toujours de la merde est devenue naturelle — en ce sens, on ne devrait jamais tenter de devenir le plus important groupe rock au monde», avait-il lancé en faisant référence au succès populaire de la formation de Chad Kroeger.

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