Yves Provencher/Métro L’artiste montréalaise Patsy Van Roost aime semer le bonheur.

Arts visuels. Afin de créer un effet de joie étonnée dans l’apparente banalité du quotidien, l’artiste Patsy Van Roost répandra cette fin de semaine ses éclats de bonheur multicolores avec son projet urbain La mer du Mile-End.

Les familles qui iront célébrer les mamans dans les restos et les cafés du Mile-End ce dimanche auront l’agréable surprise d’apercevoir plus de 300 pochoirs apposés ici et là sur les trottoirs les plus achalandés du quartier.

Déclinés en huit phrases différentes du type «Ma mère… est full cool pcq…» ou «… est une mère incroyable pcq…», ces pochoirs interactifs seront accompagnés de craies afin que les quidams y inscrivent le prénom de la maman à laquelle ils souhaitent rendre hommage.

Les coquins qui se seront inscrits au préalable sur le site pourront faire appliquer un pochoir devant l’entrée de leur maman de prédilection. «Je trouve que Montréal est une ville aussi formidable que Barcelone, que j’adore», lance l’artiste dont les deux projets précédents ont fait la une du quotidien Le Devoir. «Tout ce qui manque à cette ville, c’est la mer», ajoute-t-elle en expliquant que c’est en se dirigeant vers le marché Jean-Talon pour y savourer une glace qu’elle et son fils, un ado prénommé Brel, ont pondu cette idée sympathique qui visait à trouver une façon d’amener la mer à Montréal.

«Mais comment réaliser ce type d’œuvre sans contrevenir aux règlements de la ville?» s’est demandé la blonde artiste d’origine belge avant de tomber, au gré de ses multiples recherches, sur une bombe aérosol qui propulse de la craie. Hélas, le produit éphémère n’étant disponible qu’aux États-Unis au coût de 32 $ l’unité (en incluant les taxes et les frais de transport), il aura fallu qu’elle utilise l’argent prévu pour son loyer pour arriver à ses fins.

Qu’à cela ne tienne, les gens semblent fort enthousiastes et, au moment d’écrire ces lignes, 34 «gentils commerçants» avaient déjà contribué financièrement au projet qui a éclos dans l’imaginaire de l’artiste lorsqu’elle a appris que la célèbre fleuriste de la rue Bernard, Tamey Lau, mère de 14 enfants (!) avait récemment vu son commerce ravagé par les flammes.

Parions qu’on trouvera 14 pochoirs devant l’entrée de la fleuriste venue de Chine et, qui sait, peut-être 2 également devant la résidence de la chanteuse Ariane Moffatt. Une résidante du Mile-End qui, avec sa conjointe, attend des jumeaux.

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