Collaboration spéciale Doisneau et Prévert

Doisneau et Prévert. Deux patronymes qui font rêver. Entre les clics de l’un et les clopes de l’autre, ils ont sublimé la quotidienneté parisienne en paroles et images. En guise de trait d’union, le photographe et écrivain André Pozner, coauteur avec Prévert du célèbre Hebdromadaires. Il se souvient de tout dans Robert Doisneau, comme un barbare… Cinq raisons pour l’offrir.

Pour les anecdotes
Parce que là où d’autres éditeurs auraient confectionné un «beau livre» de table à café au coût prohibitif à s’offrir entre seuls bobos, le petit recueil illustré parsemé d’anecdotes, de 41 photos (dont 15 de Doisneau) et d’un collage de Prévert s’acquiert pour moins de 20$.

Pour se balader dans Paris
Parce qu’il fait bon, sur la plume aérienne de Pozner, de flâner tel un resquilleur du passé dans les arcanes du Paname post soixante-huitard et de «comploter dans les dédales de la cité Véron» avec cette équipe du tonnerre constituée d’un «alliage de modestie et de clairvoyance». Et cela en dépit d’une commune «avalanche de célébrités».

Pour Le baiser…
Pour y découvrir que l’iconique Baiser de l’hôtel de ville, capturé en 1950 à proximité de l’Hôtel de Ville de Paris et devenu populaire au milieu des années 1980, valut sa part de tourments à Doisneau : procès intenté par des imposteurs qui disaient avoir été photographiés sans permission (le couple photographié avait posé!), puis procès médiatique sur le droit, ou non, pour le maître de l’instantané de faire dans la mise en scène.

Pour s’instruire
Pour y apprendre comment Doisneau et Pozner, qui se sont rencontrés chez Prévert, «jouaient un drôle de jeu entretenant une feinte rivalité, à qui allait surprendre l’autre par un nom de rue, une histoire, un décor, une rencontre» pendant le tournage du court-métrage de Pozner d’une trentaine de minutes sur Prévert, L’animal en question tourné en 1972.

Juste pour la photo
Parce que lorsque Doisneau, qui aurait eu 100 ans cette année, affirme : «Ce qui m’arrive maintenant, c’est que je vieillis; je suis entré dans le troisième âge par inadvertance. Et la photo, c’est comme l’amour quand on vieillit, plus on en parle et moins on le fait », il nous rappelle qu’il est encore temps de dire : «Je t’aime.» Ne serait-ce que pour la photo.

Robert Doisneau

 

Robert Doisneau comme un barbare…
Lux Éditeur
Présentement en librairie

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