Denis Beaumont/Métro Karim Ouellet

MONTRÉAL – Karim Ouellet a reçu jeudi, dans le cadre des 25es FrancoFolies de Montréal, le Prix Félix-Leclerc de la chanson 2013, volet québécois.

Créé en 1996 par la Fondation Félix-Leclerc, ce prix vise à stimuler la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes et à encourager la production et la diffusion de la chanson francophone.

«C’est une grande fierté avant tout, de se sentir encouragé et chapeauté sous l’égide du nom de Félix Leclerc, l’homme, l’artiste, et toute l’institution que cela représente. Je crois que cela va m’aider à aller plus loin», a d’abord évoqué en entrevue Karim Ouellet.

Il a dit se sentir graduellement accueilli à bras ouverts dans la «grande famille» des FrancoFolies.

Chaque présence au festival lui rappelle sa toute première expérience, une prestation impromptue en 2006. La veille de leur spectacle extérieur aux Francos, des amis du défunt groupe Cea — Corps et âme — l’avaient invité à venir jouer de la guitare sur scène avec eux.

L’expérience avait été marquante, malgré que le jeune Karim Ouellet oeuvrait déjà dans le milieu de la musique depuis quelques années.

Pour la 18e édition du Prix, les FrancoFolies de Montréal s’associent pour une quatrième année consécutive avec Les Francofolies de La Rochelle, en France.

Karim Ouellet prendra part à l’événement français en tant que récipiendaire du Prix Félix-Leclerc. L’auteur-compositeur originaire du Dakar, qui s’est installé au Québec en 2002, a déjà été à l’affiche à La Rochelle et a récemment signé avec Warner France.

«Je caressais le rêve de retourner à La Rochelle. (…) Le nom des FrancoFolies est gage de fun et de crédibilité. Et c’est une scène sur laquelle il faut se produire, particulièrement pour un artiste de l’extérieur comme moi», a-t-il fait valoir.

Karim Ouellet a récemment fait une petite tournée de cinq concerts en France, puis y est retourné pour «officialiser des contacts».

«Ce qui se passe sur scène, je le contrôle. Mais j’ai surtout hâte de voir la réaction du public par rapport à l’album», a-t-il précisé, alors que le disque sort en septembre dans l’Hexagone.

D’ici là, c’est une tournée au Québec qui l’attend cet été. En 2014, il s’attend à faire des allers-retours entre le Québec et la France, et souhaite trouver du temps pour produire un troisième album dans la même veine de mariage des styles que ses précédents.

Karim Ouellet propose dans la prochaine semaine aux FrancoFolies de Montréal une prestation le 16 juin au Club Soda et un set de DJ le lendemain à minuit au bar éphémère des Francos, Le Shag.

Finaliste lors du Festival de la chanson de Granby 2009 et des Francouvertes 2011, Karim Ouellet avait lancé «Plume» en 2011, un premier album mariant rock, reggae, folk et électro, entre autres genres.

«Plume» lui avait valu le prix de l’Album pop de l’année lors du GAMIQ 2011. En novembre dernier, il a répété l’exploit avec son deuxième album, «Fox».

Le lauréat québécois reçoit des bourses équivalant à une somme de 15 000 $.

Parmi les précédents gagnants figurent Marie-Pierre Arthur (2012), Bernard Adamus (2011), Damien Robitaille (2010), Catherine Major (2008), Pierre Lapointe (2004), Loco Locass (2001) et Daniel Boucher (2000).

Le lauréat français du prix Félix-Leclerc sera annoncé le 13 juillet prochain à La Rochelle.

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