Elsa Guillet Chapuis Dans Much Ado About Nothing, Alexis Denisof joue Benedick et Amy Ackert, Beatrice, les amoureux qui commencent comme des rivaux s’adonnant constamment à des joutes verbales.

Le réalisateur Joss Whedon se fait plaisir en revisitant une pièce de William Shakespeare, Much Ado About Nothing.

Joss Whedon avoue que son désir – qui ne date pas d’hier – de faire une adaptation cinématographique d’une pièce de Shakespeare en a fait sourciller plus d’un. Mais son rêve est finalement devenu réalité quand il a tourné – en 12 petits jours et dans sa propre maison – la comédie du maître anglais Much Ado About Nothing. Et il s’est bien rendu compte que le texte n’était pas seulement destiné à faire rire. Métro s’est assis avec lui.

Depuis combien de temps ce projet vous trottait-il dans la tête?
Ça fait des décennies que je voulais faire quelque chose du genre – ça ne me rajeunit pas de dire ça! Je me suis toujours dit que je voulais adapter Much Ado About Nothing, mais je ne savais pas comment. Il fallait que je trouve quelque chose à dire. Et puis, quand j’ai eu fini de tourner The Avengers, les choses ont changé. Tout est devenu clair. Je me suis dit que je savais exactement ce que je voulais dire et comment je voulais présenter le tout. J’avais une semaine de vacances devant moi, alors c’était le moment d’attaquer le projet!

Qu’est-ce qui a changé?
Je me suis attardé au côté sombre de la pièce. Il est question de déception, de drame. Les enjeux sont très élevés pour la plupart des personnages, même s’il y a un aspect très drôle et absurde dans l’œuvre. En observant comme il faut les personnages et en cherchant leurs motivations profondes – même les personnages plus secondaires –, tout avait plus de sens dans ma tête. Ce que j’aime, c’est que l’action se déroule en un seul et même endroit. En plus de vouloir vraiment porter à l’écran cette pièce de Shakespeare, je désirais porter à l’écran le lieu, qui est en fait ma maison. L’endroit était parfait pour le film.

N’y a-t-il pas un peu de narcissisme dans le fait d’utiliser sa maison comme plateau de tournage?
Ce n’est pas comme si c’était un palais, vous savez! C’est ma femme, qui est architecte, qui a dessiné la maison. Il y a dans son design une grâce, du mouvement, un petit je-ne-sais-quoi. Ce n’est pas une résidence énorme et clinquante. Nous souhaitions présenter ce côté cosy tout en montrant que les personnages avaient eu un certain succès dans leur vie.

Pourquoi avoir choisi de tourner en noir et blanc?
Nous voulions donner un petit côté années 1960 au film. Pour nous, le repaire de Leonato était comme la propriété des Kennedy, à Cape Cod. Nous désirions qu’il y ait un petit côté rétro au film. C’était aussi pratique, puisque nous pouvions filmer tard le soir avec de l’éclairage artificiel sans trop nous soucier de l’effet sur l’image. Au départ, j’avais choisi de tourner en noir et blanc parce que je voyais ce long métrage comme un film noir. En fin de compte, c’est une comédie noire.

Much Ado About Nothing
En salle dès le 21 juin

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