Laurence Labat Térez Montcalm

Entre ses séjours musicaux à Paris, à Berlin ou à Bruxelles, où elle a enregistré son dernier album, Térez Montcalm est de passage à Montréal. Une belle occasion de s’entretenir avec la jazzwoman québécoise à la voix unique, de la musique qu’elle affectionne.

Effluves funky, arrangements d’Hammond B3, relectures tant du folk de Neil Young que de la chanson française de Bécaud ou d’un classique de Bowie parmi des pièces originales, c’est ce que la fille de cuir à la voix grise propose avec I Know I’ll Be Alright, un septième album où se confondent autant les genres que les variations de rythmes pour un tout à la fois homogène et rempli d’atmosphère. Elle en parle à Métro plus de deux ans après la parution de Here’s To You, son vibrant hommage à la grande Shirley Horn.

On trouve une relecture d’une pièce de Neil Young sur votre album. Êtes-vous une de ses fans?
Je le connais, je le respecte, je l’admire beaucoup et je trouve qu’il a écrit de superbes chansons. Il a de bonnes idées. Lorsque j’ai entendu Philadelphia la première fois, j’ai tout de suite su que j’avais envie de la chanter. La mélodie, les paroles, le spirit qu’il y a dans cette pièce me rentrent direct dans le ventre. D’ailleurs, le titre de mon album vient de cette chanson-là.

Votre dernier coup de cœur sur disque?
Le dernier album de Patricia Barber (Smash), qui est très bon. En fait, je n’écoute pas vraiment de musique ces temps-ci, par manque de temps. Lorsque je le fais, il s’agit de compilations de vieux stock, du vieux jazz. Ça peut être du Frank Zappa… Cela peut varier énormément selon l’humeur quand je me lève. Présentement, je fais beaucoup de tournées avec mon attaché de presse, qui est aussi un ancien DJ. Tu peux t’imaginer les compilations qu’il s’est concoctées et que nous écoutons en voiture : un melting-pot de tous les styles. C’est tellement bon. Je retrouve plein de souvenirs d’adolescence. Parmi mes coups de cœur, il y a aussi le dernier de Bowie (The Next Day).

Vous aimez beaucoup, également, la chanson française. On trouve d’ailleurs une pièce de Bécaud (Je reviens te chercher) sur votre dernier encodé. Quel serait votre disque préféré de chanson française?
Je dirais presque tous les albums d’Aznavour. La majorité de ceux de Ferré. Toutes les chansons de Brel sont extraordinaires. Toutes les chansons que Piaf a chantées sont trop belles… Ça ne finit plus, il y en a trop, je ne peux pas en nommer qu’un seul.

Avec quel disque avez-vous découvert le funk, un genre qui influence aussi votre dernier chapitre?
La musique en générale qui découle de James Brown. On a eu de super bons moments de funk dans le jazz. Le funk, c’est un groove. Ça part de James Brown et de toute cette génération. Même la Motown est funky. Les Jackson Five avec Michael Jackson, c’était très funky.

Premier disque acheté?
C’était une compilation de succès de Billie Holiday. J’avais 12 ans. Le suivant a été Travelin’ Light, de Shirley Horn, vers 14 ans.

Un fantasme musical?
Elvis Presley, pour chanter Blue Moon. Quoique je ne sois pas tellement du genre à faire des duos. Je trouve cela très difficile de mixer deux voix. Il est rare que je trouve qu’un duo soit réussi. En fait, si quelqu’un me disait demain matin : «Tu vas faire un duo avec Elvis», je refuserais. C’est assez kitsch, mettons.

Térez Montcalm
À L’Astral
Dimanche à 20 h

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