Sébastien Roy/collaboration spéciale L’idée originale de Rouge Mékong est de Françoise Lavoie-Pilote.

Un voyage en Asie, un peu pour fuir. Des souvenirs amoureux et des réflexions qu’on transporte avec soi.  Une langueur se dessine, à laquelle on assiste et qu’on finit par ressentir. Tout autour, le décor est empreint de la couleur rouge.

Dans Rouge Mékong, le spectateur s’immisce sans gêne – ou presque – dans l’univers de Sarah Lebovitz. Il fouille ses meubles et ses valises. Il peut même – ou il doit, carrément, pour tirer le maximum de l’œuvre – essayer ses souliers, effleurer ses vêtements, lire ses lettres, se coucher sur son lit. Il fouine dans un tiroir rempli de bouteilles de parfum qui portent toutes un nom masculin et une date. Comme une collection.

Cette création du collectif Lebovitz, dont l’idée est de Françoise Lavoie-Pilote, est originale et réussie. Elle permet de vivre une soirée qui tient plus de la performance interactive que du spectacle passif. À la faveur de projections vidéo à 360 degrés sur les parois de la Satosphère, des moments d’errance dans le décor appellent à découvrir cette histoire qui se déroule partout en même temps et qui touche avant tout les sentiments.

Rouge Mékong
À la SAT
Jusqu’au 25 octobre

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