Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Tom Harrell, Les chercheurs d’or, Koriass, Anthony Joseph & The Spasm Band, Forte et Lady Gaga.

Le roi Tom
Tom Harrell
Colors of a Dream
Note: note critiques cd 4sur5

Après Number Five, un album beau à pleurer, le trompettiste et compositeur jazz Tom Harrell revient en mode plus joyeux, comme le laissent deviner les lettrines colorées, au style psychédélique, qui tapissent la pochette : Colors of a Dream. Sous la gouverne de Harrell et de ses brillants musiciens, dont le batteur Johnathan Blake, qui joue aussi aux côtés de Ravi Coltrane, ce dream se décline en teintes éclatées, chaleureuses, hallucinées. Ajout intéressant : sur plusieurs pièces, la jeune contrebassiste Esperanza Spalding donne de la voix, ajoutant fougue, exotisme et féminité à l’ensemble. Atteint de schizophrénie, Harrell semble trouver le salut dans la musique. Il nous offre ici un rêve éveillé, sans l’ombre d’une note discordante.
– Natalia Wysocka

Jolies pépites
Les chercheurs d’or
Les chercheurs d’or
Note: 3.5sur5

Sur ce second opus, co-réalisé avec Éric Goulet, Les chercheurs d’or (appelés Isabeau et les chercheurs d’or lorsqu’ils ont été découverts aux Francouvertes) continuent à déterrer des vraies petites pépites de country-folk et de bluegrass américain, adaptés en français, en plus d’offrir leurs compositions originales. Parmi ces dernières, on a un coup de cœur particulier pour la corrosive Adieu mari, concoctée par François Gagnon et Isabeau Valois, dont la voix chaude vient rehausser les mélodies. Si certaines pièces peuvent apparaître un peu répétitives, dans l’ensemble, les chansons sont accrocheuses et arrangées avec brio et fraîcheur. Les chercheurs d’or seront en spectacle au Lion d’or vendredi soir.
– Jessica Émond-Ferrat

Noir
Koriass
Rue des saules
Note: 3.5sur5

Pas très rose, la vie sur Rue des saules. Le vidéo un peu grotesque de la pièce Montréal Nord annonçait bien les couleurs de ce troisième album : Koriass y propose des textes cyniques, à la fois noirs et désabusés. Mais malgré les déboires amoureux, la «pauvreté héréditaire» et la vacuité du mode de vie nord-américain, l’ambiance ne pèse jamais lourd. Le rappeur québécois sait comment s’y prendre pour accrocher l’auditeur. Fort de sa dizaine d’années d’expérience, «Korey» prend tous les sujets à bras-le-corps et en fait, règle générale, des hits efficaces (Froid, Supernova) ou de fracassantes bombes hip-hop au flow incendiaire (Sorry, Choses).
– Maxime Huard

Déjà vu
Forte
Forte
Note: note critiques CD 3sur5

Pas original les CD de jeunes ténors issus de téléréalités? En effet! Le trio Forte profite du nouvel engouement populaire pour l’opéra favorisé par des émissions comme America’s got Talent (où ils ont été finalistes), Britain’s got Talent ou The X Factor. Si vous aimez Paul Potts ou Il Divo, vous aimerez probablement Forte. Josh Page (États-Unis), Fernando Varela (Puerto Rico) et Sean Panikkar (Sri Lanka) nous offrent leurs adaptations opératiques de plusieurs succès populaires tels que My Heart Will Go On (Céline Dion) et Bridge Over Troubled Water (Simon and Garfunkel). On ne peut pas nier la beauté de leur voix, et leur version de Something des Beatles est intéressante, mais on ne peut pas dire qu’ils innovent.
– Rachelle Mc Duff

Grossier
Lady Gaga
Artpop
Note: note critiques cd 1sur5

Le quatrième album de Lady Gaga est décevant. C’est qu’on dirait beaucoup plus une compilation de remix pour les planchers de danse qu’un véritable album. Et à part quelques trop rares trouvailles, les mélodies et les arrangements ne sont qu’un ramassis de clichés. Il y aura probablement quelques autoradios qui s’en régaleront, mais cette galette manque cruellement de subtilité. C’est un album grossier. Dans la musique comme dans le propos. Elle le résume elle-même sur la première pièce, Aura : «Dance, sex, art, pop», scande-t-elle. La table est ainsi mise pour Venus («Don’t you know my ass is famous?», crie-t-elle), G.U.Y. (pour Girl Under You), Sexxx Dreams et ainsi de suite… Eh misère.
– Eric Aussant

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