20th Century Fox La jeune Québécoise Sophie Nélisse joue une petite Allemande durant la Seconde Guerre mondiale dans The Book Thief

Dans The Book Thief, la jeune Québécoise Sophie Nélisse joue une petite Allemande aux côtés de Geoffrey Rush et d’Emily Watson.

Sophie Nélisse est passée dans la cour des grands. Celle qui a été révélée dans la Belle Province par son personnage dans Monsieur Lazhar, qui lui a valu le Jutra de la Meilleure actrice de soutien en 2012, porte sur ses épaules le long métrage américain The Book Thief (La voleuse de livres), adaptation cinématographique du roman à succès du même titre de Markus Zusak.

La jeune fille de 13 ans y joue Liesel Meminger, petite Allemande orpheline qui apprendra les joies de la lecture auprès de son père adoptif (Geoffrey Rush), et qui, dans une Allemagne hitlérienne où les livres sont brûlés, ne reculera devant rien pour satisfaire son envie de bouquiner, dût-elle aller se servir dans la bibliothèque de sa riche voisine.

Et comment une adolescente québécoise en est-elle venue à jouer une Allemande dans un film américain? «Nous avons cherché partout dans le monde, et n’avons trouvé personne à qui le rôle convenait jusqu’à ce qu’on tombe sur Sophie, explique le réalisateur Brian Percival (Downton Abbey). Elle est très spéciale, nous l’avons vu depuis le tout début, et elle a été à la hauteur de nos attentes.»

«J’ai voulu rester fidèle à l’esprit du roman. Pour ce faire, il faut croire aux personnages, ils doivent être authentiques. Nous avons tenté de rendre le tout aussi beau et naturel que possible.»

«Ça ne me stressait pas vraiment de jouer en anglais, je le parle couramment; c’est davantage l’accent allemand qui a été compliqué, affirme pour sa part Sophie Nélisse. Une fois qu’on connaît les petits mots, les syllabes qu’il faut changer, tout se passe bien.»

Ni la langue étrangère, ni le fait de jouer aux côtés de vedettes de renommée mondiale n’ont intimidé l’adolescente : «J’ai pu apprendre tellement d’Emily Watson, qui joue ma mère adoptive. Elle est tellement intelligente, elle restait toujours concentrée et dans la peau de son personnage – et elle était adorable. Quant à Geoffrey Rush, je le connaissais de Pirates of the Caribbeans, bien sûr, et après avoir eu le rôle, j’ai vu Shine, dans lequel il est fantastique! Et jouer avec lui l’a été tout autant. Notre complicité à l’écran est la même que celle que nous avons développée entre les scènes. On riait sans arrêt, même quand on était sur le point de tourner des scènes très sombres.»

Et des scènes sombres, il y en a, alors que les personnages sont peu à peu confrontés aux horreurs de l’Holocauste. «À part peut-être Esimésac, c’était la première fois que je jouais dans un film d’époque, rappelle l’actrice. J’ai regardé quelques films pour voir ce qui s’était réellement passé… Et sur le plateau, les décors étaient tellement réalistes qu’on se sentait catapultés en pleine Deuxième Guerre mondiale. Et comme, en plus, on a tourné à Berlin, quand on sortait dehors, on était carrément sur les lieux où tout est arrivé!»

Après une expérience d’aussi grande envergure, Sophie Nélisse compte-t-elle poursuivre sa carrière chez nos voisins du sud? «J’aimerais avoir des projets partout! Aux États-Unis, dans d’autres pays, mais aussi au Québec, assure-t-elle. On a de grands cinéastes ici, et je voudrais vraiment retravailler avec Philippe Falardeau. Et aussi avec Denis Villeneuve, dont tous les films sont fantastiques.» Chose certaine, on n’a pas fini de la voir, celle-là…


The Book Thief
En salle dès vendredi

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