Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Navet confit, Les tireux d’roches, Jacquemort, Robert Charlebois, Hedley et Kelly Clarkson.

Capoté!
Navet confit
Bestove
Note: Note critiques CD 3.5sur5

On connaissait – et aimait – déjà l’univers complètement disjoncté du Québécois multi-instrumentiste Navet Confit. Après avoir travaillé quatre ans sur des projets parallèles, il revient nous offrir un autre album flyé. Bestove est en fait une compilation de trois albums (LP4, LP5 et LP6) diffusés seulement sur Bandcamp. On aime sa façon de jongler avec les mots et de nous offrir des paroles colorées, souvent farfelues, parfois absurdes. D’ailleurs, un morceau de robot pour avoir mis «scutigères véloces» dans une pièce (La vraie vie). On a adoré la chanson Louis-José Houde, l’humoriste que «tout le monde trouve drôle, tout le monde à part peut-être ma mère, qui reste plutôt froide devant ses blagues, peut-être qu’il parle trop vite».
– Rachelle Mc Duff

Bonne bouteille
Les tireux d’roches
XO 15 ans d’âge
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Cinquième album de ce groupe trad originaire de la Mauricie, qui existe depuis maintenant 15 ans… comme le titre du CD l’indique. Si la musique des Tireux d’roches est à la base traditionnelle (chansons à répondre, turlute), les gars s’amusent à la mélanger avec plusieurs genres : jazz, rock, pop, nommez-les. Et comme il n’y a pas de violon sur cet album mais des saxophones, un bouzouki, un banjo et autres, ça donne un son vraiment actuel, ce qui est bien, même si parfois, ça freine un peu l’énergie. Cela dit, les gars ont un réel talent pour raconter des histoires. Moments forts : Bien des mots et Le pont de Québec. Un bien bon CD.
-Eric Aussant

Comme Malajube
Jacquemort
La montagne de feu
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Ça sonne comme du Malajube, et c’est bien normal, puisque le chanteur de Jacquemort, Thomas Augustin, est également le claviériste de Malajube. Jacquemort, c’est donc comme un bain de Malajube, mais avec une voix plus claire et rafraichissante. Près de six ans après son premier album, la formation lance finalement ce deuxième opus. La première chanson (la meilleure!) a ce côté entraînant aux sonorités de rock avec un fond de synthétiseur qui a pour effet de nous inciter à la faire rejouer sans cesse. Un album en dégradé, puisque sa dernière moitié ne nous offre plus rien de nouveau ni de persuasif. Mais reste que ce style de rock est parmi les plus riches du répertoire francophone moderne.
– Laurence Houde-Roy

Mieux sur papier
Tout égratigné
Robert Charlebois (remixes sous la direction de Poirier)
Note: note critiques CD 3sur5

Sur papier, le projet semble emballant. Des classiques de Robert Charlebois réinterprétés par des DJ d’ici et d’ailleurs, le tout sous la direction de Ghislain Poirier. Le résultat est toutefois un peu moins satisfaisant. Certains remixes sont plutôt réussis, comme Tout écartillé, de Elaquent, Je reviendrai à Montréal, de Fulgeance, et C’est pas physique, c’est électrique, de Soké, mais le produit final nous laisse sur notre faim. La voix de Charlebois est pratiquement absente et parfois on peine à reconnaître les chansons. N’empêche, Tout égratigné est au minimum une porte d’entrée vers l’œuvre d’un de nos géants. Et probablement plus que cela pour les amateurs du genre.
– Mathieu Horth-Gagné

Prévisible mais…
Hedley
Wild Life
Note: note critiques CD 3sur5

Avec ce cinquième album, le groupe originaire de la Colombie-Britannique souhaite clairement séduire les masses et faire bonne figure dans les palmarès pop nord-américains, sinon mondiaux. Pour y arriver, il a choisi de jouer dans les platebandes de Maroon 5 et autres Imagine Dragons en donnant une bonne dose de sons électroniques à son «rock». Ça donne un album plutôt répétitif et prévisible. Toutefois, Hedley et son chanteur Jacob Hoggard – qui participe à l’écriture de toutes les chansons – arrivent à demeurer intéressants tout au long du disque. Moments forts : la ballade Pocket Full of Dreams, l’extrait radio Anything et l’énergique I’ll Be with You.
– Eric Aussant

Commerce lucratif
Kelly Clarkson
Wrapped in Red
Note: note critiques cd 2.5sur5

Avec cet album qui fleure bon les boutiques et les ascenseurs, l’idole américaine propose un produit de qualité commerciale. Bonus: l’épopée festive commence avec des pièces originales plutôt qu’avec des reprises ressassées jusqu’à plus soif. Inspirée, Kelly lance Wrapped in Red et se place Underneath the Tree dans un délire de sax et de cloches. Hmm. Potable. Puis, malédiction, elle nous assène Have Yourself a Merry Little Christmas (à la plage trois, déjà, le répit fut bref). Notre système rejette en bloc ce Summertime de la chanson de Noël. Kelly entend notre douleur et renchérit avec quelques inédits, mais aussi avec des classiques inoriginaux, dont un Run Run Rudolph frénétique (qui sonne comme un «ben là, chevreuil!! Awaye!!!»). Pour les Noëlophiles.
– Natalia Wysocka

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