Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Clement Jacques, The Lost Fingers, Joseph Arthur, B.A.R.F., Black Keys et Michael Jackson.

Grunge sincère
Clement Jacques
Indien
Note: note critiques cd 4sur5

Clement Jacques a délaissé le folk/pop pour embrasser la guitare électrique grondante sur son plus récent album, Indien. Et on espère qu’il en fera une habitude. Il est impossible de ne pas entendre des touches de Nirvana dans la nouvelle offrande du Québécois, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Le musicien est sincère autant dans ses textes que dans ses mélodies, et le grunge lui va comme un gant. Et un son plus sombre ne veut pas nécessairement dire moins accrocheur. On n’a qu’à penser à Une journée à la fois, pièce à écouter encore et encore. Autre fait saillant de l’album: La comparaison, une histoire de chasse si bien racontée qu’on a l’impression d’y être.
– Mathieu Horth-Gagné

 

Au féminin
The Lost Fingers
Wonders of The World
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Après le départ du chanteur principal et guitariste Christian Roberge, le groupe de jazz manouche a été conquis par l’organe vocal et le charme de Valérie Amyot, ancienne participante de La Voix. Le trio est aussi devenu quatuor en accueillant le guitariste François Rioux. Bien que depuis leurs débuts, nous n’avons pas apprécié toutes leurs adaptations de chansons populaires en jazz manouche, les «one hit wonders» de Wonders of the World, leur cinquième opus, sont très réussies. On a adoré l’audace des reprises de The Ketchup Song (Las Ketchup) et de Cotton Eye Joe (Rednex). Grâce à la touche de féminité ajoutée à l’album, la formation réussit à renouveler un style qui commençait à s’essouffler un peu.
– Rachelle Mc Duff

 

Adieu Lou
Joseph Arthur
Lou
Note: 3.5sur5

À l’écoute de la première pièce de l’hommage à Lou Reed par Joseph Arthur, on sourcille un peu. Take a Walk On a Wild Side, version chantée d’un timbre de voix qui rappelle Adam Cohen plutôt que le style presque parlé et la voix feutrée de Lou Reed, ça enlève un peu le cachet unique qui a fait la renommée de la chanson. Par contre, plus l’album va et plus le style d’Arthur se marie bien aux mots du regretté chanteur et donne une jolie couleur notamment à NYC Man et Pale Blue Eyes, avec des arrangements sobres et une voix douce. Heroin, aussi, est franchement réussie, alors qu’Arthur l’entonne accompagné seulement de sa guitare. Le plaisir croît avec l’usage, bref!
– Jessica Émond-Ferrat

 

Rude retour
B.A.R.F.
Brûle consume torture
Note: Note critiques CD 3.5sur5

On oublie parfois que la fonction première du métal est de déranger: il faut que ça décape, que ça fasse mal. Qui d’autre que B.A.R.F., poids lourds de l’underground québécois, pour nous rappeler cette vérité toute simple? Sur Brûle Consume Torture, premier album studio en 16 ans, le quatuor piloté par le toujours déchaîné Marc Vaillancourt reprend là où il avait laissé, en mêlant métal, hardcore et parfois folklore avec la même fièvre sauvagement trash (Crever d’soif, Triple 6, Histoire de puke). Et l’album ne plaira pas qu’à ceux qui se sont déboîté le cou dans les années 1990 sur Wo Wo Tabarnak. La production loud, très actuelle, promet de rejoindre un nouvel auditoire sans rien trahir du son corrosif du groupe.
– Maxime Huard

 

Notes bleues
Black Keys
Turn Blue
Note: note critiques CD 3sur5

Il est loin le son garage que les garçons d’Akron proposaient sur The Big Come Up, premier album au titre prophétique. Sur ce huitième effort, perfectionné par le fidèle Danger Mouse qui a œuvré aussi sur Attack & Release et El Camino, les sonorités sont lisses. Peut-être plus que jamais, on sent que Dan, Pat et Brian Burton sont seuls tous les trois dans un studio aux possibilités infinies. Il manque de glitchs, d’imperfections, à ce disque au fini psychédélique. Bullet in the Brain sonne tellement comme du Pink Floyd qu’on s’attend à entendre Auerbach lancer: «Home, home again…» Comme il a eu le coeur brisé, il chante plutôt la vie sans son ex-darling. Mais attention, Turn Blue ne manque pas de bombes: Fever, la funk Where Do We Go… Un moyen BK, ça reste un bon album.
– Natalia Wysocka

 

Funèbre
Michael Jackson
Xscape
Note: note critiques cd 2sur5

Ce deuxième album posthume de Michael Jackson est bien meilleur que le premier, mais il reste décevant. Certes, on découvre huit chansons inédites, puisées dans des archives jamais dévoilées. Malheureusement, ces morceaux sont bien moins convaincants que les remix des anciens succès. L’album est sauvé par Love Never Felt So Good, une chanson énergique avec un Justin Timberlake toujours aussi talentueux. Si l’opus n’est pas à la hauteur de la légende, il faut souligner l’excellent travail des producteurs, dont Timbaland, Rodney Jerkins (Lady Gaga) et Stargate (Beyoncé). On reste aussi quelque peu stupéfait par la pochette de l’album, où MJ porte un genre de «saladier cosmique» en guise de cache-nez…
– Daphnée Hacker-B.

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