Cette semaine, on craque pour… Le Tumblr Vivez la vie urbaine, les nouveaux personnages dans X-Men: Days of the Future Past, le documentaire Sacrifice, Molly Bloom, Unhung Hero sur Netflix, les nombreux caméos et clins d’œil de A Million Ways to Die in the West et les performances d’acteurs dans The Immigrant.

1. Le Tumblr Vivez la vie urbaine
Des «cadres urbains». Un «nutritionniste urbain». Du «compost urbain». Un «steakhouse urbain». Heu… Pardon? Ça fait plusieurs années déjà que l’adjectif «urbain» est galvaudé et que ça nous énerve. Des fondues (oui, oui!) «urbaines»? Quoi, on y trempe des bouts de roche dans de l’asphalte liquéfiée? Oui, l’urbain est parfois approprié. Comme dans «Métro est un quotidien jeune, urbain, actif» (hihi). Ce qui est vrai! Mais trop souvent, on rencontre des abus. Quelle ne fut pas notre joie de découvrir le Tumblr Vivez la vie urbaine, où sont répertoriés avec humour des exemples flagrants de cette utilisation intempestive de l’urbanité. Drôle. vivezlavieurbaine.tumblr.com (Andréanne Chevalier)

2. Les nouveaux personnages dans X-Men: Days of the Future Past
Après quelques chapitres décevants, la franchise X-Men est repartie en force depuis X-Men: First Class, et ça se poursuit dans le second volet, présentement en salle, où on a droit à la fois aux versions jeunes et plus âgées du professeur X (James McAvoy et Patrick Stewart) et de Magneto (Michael Fassbender et Ian McKellen). Et qui dit nouveau film de X-Men, dit introduction de «nouveaux» personnages: coup de cœur, dans X-Men: Days of Future Past, pour Quicksilver (photo), garçon plus rapide que son ombre interprété avec juste ce qu’il faut d’insolence par Evan Peters. Après la magistrale scène d’évasion de Magneto dans le deuxième film, il y a 10 ans, celle permise par Quicksilver s’avère à la hauteur! (Jessica Émond-Ferrat)

3. Le documentaire Sacrifice
Sacrifice, du Débarquement de Normandie à la Libération de Paris, réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle (créateurs de la série Apocalypse), associés à Frédéric Lumière, souligne les 70 ans de l’événement. Rythmé, mais ponctué d’un silence glaçant – ces secondes précédant le déclenchement des tirs allemands vers la plage –, le documentaire laisse la parole aux protagonistes de l’Histoire. «J’avale des litres d’eau salée mêlée de sang américain. Les 200m pour atteindre Omaha Beach, c’est la plus longue distance que j’ai jamais parcourue», dit un soldat américain. Sacrifice, qui utilise le procédé de colorisation d’images, revient sur des faits moins connus, comme ces «10 000 bombes pour conquérir
10km» dans les terres. Lundi à 20h à TV5. (Baptiste Barbe)

4. Molly Bloom
Il reste encore deux soirs pour voir la performance éblouissante d’Anne-Marie Cadieux dans Molly Bloom. Seule sur scène, l’actrice porte le dernier chapitre de Ulysses, roman de Joyce jugé inadaptable, traduit ici par Jean Marc Dalpé. Les mots se bousculent, défilent, bercent, frappent. C’est cru, c’est drôle, c’est triste, c’est le genre de choses que les filles au théâtre ne disent pas d’habitude, pis ça fait du bien. La mise en scène de Brigitte Haentjens est faite de mouvements mécaniques, de déplacements minimalistes, et tout l’espace est laissé à Molly, insomniaque, qui parle, parle, parle de sexe, de flatulences, de menstruations, de son amant qui la transporte, de son mari qui l’ennuie, de son passé encore pas si loin, mais déjà trop, tandis que la nuit file pour enfin laisser filtrer la lumière du soleil levant. C’est présenté vendredi soir et samedi à l’Espace Go. Go, en effet. (Jessica Émond-Ferrat)

5. Unhung Hero sur Netflix
Un jour, pendant un match de basket, Patrick Moot a demandé la main de sa copine. Il s’est mis à genoux entre les rangées de bancs bleus, il lui a tendu la bague, les écrans géants ont capturé ce moment et… elle s’est sauvée. Non contente de lui avoir dit: «Je ne veux pas t’épouser…» devant des milliers de personnes, la fille en a rajouté une couche en privé: «… parce que tu as un petit pénis.» Comment le sait-on? C’est Mott lui-même qui nous le raconte dans ce documentaire où malaise et intérêt se mêlent. Car après avoir réalisé «Quoi?! Je ne suis pas membré?!», le jeune homme décide, devant la caméra, de parcourir les milles pour parler de verges, consultant sa famille («Papa, c’est héréditaire?»), ses amis («Les gars, c’est pour ça que vous m’appelez P’tit Cornichon?»), et des «spécialistes» du monde entier («Si je tire avec cette pompe, docteur, ça va vraiment grossir?»). En tant que spectateur, on a tour à tour envie de le prendre dans nos bras et de lui dire: «Shh, shh… ça va aller, tu trouveras sûrement une femme qui t’aimeras pour, euh, ton sens de l’aventure», de lui crier : «Non! Arrête! Ne fais pas ça! Ne parle pas de ton zizi avec ta mère!» et de voir ce qu’il va inventer par la suite. (Natalia Wysocka)

6. Les nombreux caméos et clins d’œil de A Million Ways to Die in the West
Seth MacFarlane s’est fait plaisir avec son western comique A Million Ways To Die In the West, qui prend l’affiche aujourd’hui. Il faut évidemment apprécier l’humour cru et souvent grossier du créateur de Family Guy, mais ce dernier nous fait aussi bien rire avec de nombreux clins d’œil à d’autres films et séries – Neil Patrick Harris (photo), le Barney de How I Met Your Mother, lance d’ailleurs un «Challenge accepted!» fort à propos – et plusieurs autres vedettes font des apparitions-éclairs. On ne vous gâchera pas la surprise, mais surveillez bien celle qui a lieu dans une grange… Et n’oubliez pas de rester jusqu’à la fin du générique! (Jessica Émond-Ferrat)

7. Les performances des acteurs dans The Immigrant
L’un des bons coups de James Gray pour son dernier film, The Immigrant, présentement en salle, a été de recruter le toujours excellent Joaquin Phoenix (son acteur fétiche, avec qui il avait notamment fait équipe pour Two Lovers) et Marion Cotillard. Cette dernière est extrêmement touchante, et n’en fait jamais trop, dans son rôle d’immigrante polonaise (elle s’avère d’ailleurs très crédible lorsqu’elle s’exprime dans cette langue, bien qu’elle ne la parle pas réellement), alors que Phoenix réussit à la fois à nous faire détester son personnage ambigu et inquiétant, et à nous attendrir à d’autres moments. Chapeau! (Jessica Émond-Ferrat)

On se désole pour…

L’utilisation du mot «groundé»
On en a marre de l’utilisation ad nauseam de l’expression francisée «groundé» par de nombreuses personnes à la télévison ou à la radio critiquant une performance, généralement artistique. Un humoriste de la relève fait son numéro: «Ton humour décape. T’étais vraiment groundé»… Un comédien dans une prestation de théâtre: «Son jeu était tellement groundé»… La signification du mot, qui en théorie devrait être «terre-à-terre», a été détournée et veut maintenant tout et rien dire! Pourquoi ne pas dire que le jeu d’un acteur est solide ou qu’un humoriste représente bien tel style d’humour? La langue française est riche. Profitons-en! (Rachelle Mc Duff)

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