La dernière fois qu’on avait vu les boys des Black Keys, c’était à Coachella lors de l’édition 2011. Ils avaient commencé avec des petites perles de Magic Potion et de Rubber Factory, et les gens avaient attendu les hits de Brothers. Cette fois, ils ont fait l’inverse, balançant direct le «Na, na, na, na, na!» de Howlin’ For You, puis Next Girl, et tout le monde a viré fou.

Après avoir interprété une coupelle de pièces d’El Camino,  leur 7e disque studio, dont Run Right Back et Dead and Gone, Pat Carney et Dan Auerbach se sont retrouvés seuls sur la scène du Centre Bell, sans leurs musiciens de tournée, John Wood à la guit et au clavier et Gus Seyffert à la basse. En duo, ils ont entre autres livré I’ll Be Your Man et l’imparable Your Touch. Rrrrrock.

Si, dernièrement, on a eu du mal à spinner nos records des Black Keys parce que, sitôt qu’une toune partait, on voyait dans notre tête la maudite pub de bière, ou encore celle de char, ou encore les deux en même temps, mardi soir, on a oublié tout ça. C’est redevenu le bon rock infusé de blues qu’on aime tant.

Sur le plan de la scénographie, les vidéos projetées à l’arrière de la scène ont contribué à donner une dimension «vieille Amérique» à l’ensemble. On pense, par exemple, à cette autoroute qui défilait pendant Gold on the Ceiling et ces signes de Motel qui passaient. Bien vu.

Durant le show, nous n’avons pas échappé au classique «moment briquet» durant Little Black Submarines, le Stairway to Heaven des Keys. Très sympa. Auerbach s’est toutefois montré assez expéditif dans ses interventions. «Allez! Allez! Faut que ça roule!» a-t-il lancé à quelques reprises entre les morceaux. Il n’a cependant pas manqué de nous remercier d’être «tous venus les voir».

Après avoir clos la soirée avec un Lonely Boy endiablé, les gars sont revenus sur une scène éclairée par une gigantesque boule disco pour Everlasting Light. Puis, après Long Gone, ils ont annoncé de façon plus ou moins claire qu’ils seraient à «Ochiégua» (lire Osheaga) cet été. On en connaît qui seront contents…

Arctic Monkeys
Première partie solide

Alex Turner et sa bande ont démarré la soirée avec leur verve habituelle, en force. Et, s’ils ont certes présenté des pièces – moins puissantes – de leur dernier disque Suck It And See, paru en octobre dernier, ils n’ont toutefois pas lésiné sur les hits tels This House is A Circus ou Still Take You Home.

Very rock and roll, avec ses bleu jeans et son t-shirt noir, le frontman des Arctic s’est enquis du bien-être de la «belle foule» de Montréal ainsi que de ses demoiselles. «Ladies!», a-t-il lancé avant de  balancer un bon vieux I Bet That You Look Good on the Dancefloor. C’est d’ailleurs avec les tubes de Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not et Favorite Worst Nightmare que les garçons de Sheffield ont davantage été chercher la foule. The View From The Afternoon ou la contagieuse Fluorescent Adolescent ont levé bien plus que les nouvelles compos, du style Brick by Brick. Reste qu’Alex nous a promis que ses copains et lui seraient de retour bientôt. Excellent. On attend.

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